Crise sanitaire bis bis

BILAN 2021 CRISE SANITAIRE

Viviane BARNET-BROSSE Par Le 31 déc 2021 à 15:49 0

Dans LA SOCIETE

BILAN 2021 CRISE SANITAIRE

L’année 2021 s’achève en ce jour du 31 décembre 2021 et comme l’année dernière, je pense qu’il y a peu de personnes qui ont l’esprit festif tellement cette crise sanitaire qui pourrit la vie du monde entier et notamment en France, prend des proportions dans les limites du supportable psychologiquement parlant.

Ce fichu virus « covidien » a fait parler de lui en décembre 2019 lorsqu’un médecin chinois, lanceur d’alerte en a parlé, au prix de sa vie, puisque les autorités chinoises se sont arrangées pour étouffer l’affaire.

Par contre depuis mars 2020, le monde entier vit dans une psychose perpétuelle. Chacun se méfie de son voisin comme si l’autre était un pestiféré. Nous ne sommes plus au moyen-âge mais je pense que dans des conditions extrêmes, les mentalités redeviennent primaires et il en faudrait peu pour que certains franchissent le pas de la délation, voire plus si cette situation persiste au-delà du raisonnable.

Sur les réseaux sociaux les gens se déchaînent, écrivant des commentaires d’une violence parfois inouïe, entre partisans ou opposants aux différents vaccins contre le Covid 19. Pour certains les non vaccinés sont les responsables de la crise hospitalière et des contraintes subies par les vaccinés, pour d’autres se revendiquant anti-vax, les vaccinés sont porteurs du virus par le biais du vaccin et le transmettent aux non vaccinés. Cela divise les français en deux camps qui s’affrontent verbalement via les médias numériques et cela crée un climat sociétal voire social, tendu en France.

Ce fléau dénommé Covid 19 pourrait tout aussi bien se nommer Covid 20, Covid 21 et bientôt Covid 22, tellement l’engrenage infernal se referme sur nous par la faute de ce satané coronavirus et des mesures extrêmes prises pour pallier à la suppression de milliers de lits depuis 20 ans et du manque d’embauche de personnel médical. Ce constat est la conséquence de la gestion du service hospitalier français par des cadres diplômés dont le seul but n’est pas de veiller à la qualité de soins pour les malades mais de pourvoir au rendement financier des différentes structures et tant pis si les citoyens en paient le prix fort, celui de leur santé, voire de leur vie.

Entendre ou lire que des patients atteints de maladies potentiellement mortelles si non prises en charge à temps, sont sacrifiés sur l’autel du profit par tous ces grands pontes de la politique (et des actionnaires de certains hôpitaux) me met hors de moi.

La pandémie a bon dos.

En fait, elle révèle une tragédie sous-jacente depuis plusieurs années, c’est-à-dire la défaillance des structures médicales en France (suppression de lits, manque de personnel dans les hôpitaux aussi bien publics que privés etc).

Notre pays avait le meilleur système de santé au monde et désormais, celui-ci n’est plus qu’un parent pauvre, désargenté, déshabillé, déstructuré pour satisfaire aux exigences de Bruxelles et de l’entité européenne, fossoyeuse de la France depuis le 1er janvier 2002.

Depuis bientôt 2 ans, on ne peut plus allumer la télévision ou lire un média d’information sans entendre débattre pendant des heures sur l’ennemi nommé Covid, à tel point que de plus en plus de personnes font le choix de ne plus écouter ou lire toute publication sur ce sujet omniprésent.

Petit à petit, on a vu notre liberté se réduire à « peau de chagrin » au nom de l’intérêt sanitaire collectif, ce qui arrange bien les gouvernements puisque toutes les manifestations sont désormais interdites (ou presque).

Gestes barrière, masques sur « le museau », « passe sanitaire » et bientôt « passe vaccinal » sont devenus rituels quotidiens pour se voir attribuer l’appellation contrôlée de « bon citoyen ». Contrôlée est le juste mot puisque depuis bientôt 2 ans, le citoyen lambda se fait contrôler dès qu’il sort de chez lui (entre les « ausweis», pardon les attestations pour sortir de chez soi , les rappels à l’ordre pour oubli du port du masque, ou pour mauvaise tenue dudit masque, l’exigence de montrer patte blanche avec son « passe » dans la poche ou sur son téléphone), la vie quotidienne, pour certains est devenu un enfer « mental » quotidien.

Les enfants sont programmés à porter un masque dès l’âge de 6 ans, que ceux-ci soient en cours ou en récréation. Souvent je m’interroge sur les adultes qu’ils vont devenir, leur traumatisme, leur peur de tout etc.

Les jeunes gens n’ont plus le droit de faire la fête, de se réunir dans les bistrots, cafés, pubs ou discothèques, comme nous le faisions à leur âge et franchement, je dis souvent que je préfère avoir eu ma jeunesse fin des années 1970 et début des années 1980, quand je vois le monde dans lequel ces jeunes gens sont condamnés à vivre.

Pour aller au restaurant et au cinéma, il  faut être vacciné ou avoir un test négatif si on ne l’est pas. Ces contraintes finissent par lasser même les inconditionnels. Le fait de ne plus aller au restaurant me manque beaucoup mais y aller seule ne procure pas le même plaisir que le fait de partager cet instant avec des personnes qu’on aime ou qu’on apprécie. Dans ce contexte, je subis la frustration par la privation de mes envies gastronomiques en même temps que la privation quotidienne de nos libertés les plus simples.

Beaucoup de personnes, pour vivre à peu près normalement, notamment dans les campagnes, ont fait le choix de ne sortir de chez elles que par obligation et j’avoue en faire partie. Je limite toutes mes sorties pour ne pas avoir à subir ce masque impitoyable que je ne supporte plus. Comme beaucoup j’ai opté pour l’achat alimentaire via le « Drive » proposé par les grandes surfaces. Je commande pratiquement tout le reste par internet et je me fais livrer à domicile, ce qui réduit mes déplacements et la torture mentale du masque, du maintien d’une distance réglementaire, pour ne pas être fusillée du regard par les autres usagers prêts à mordre si on s’approche trop près d’eux.

Par contre, cet isolement a des répercussions mentales et psychologiques sur les individus puisque cela les coupe de tout lien social avec autrui, et l’absence de lien social a aussi des effets dévastateurs (augmentation des dépressions et des pensées suicidaires chez certains).

Personnellement, je suis à la retraite et je suis une solitaire, donc je ne suis pas trop impactée par cet isolement social. Je me réfugie dans mes occupations et mes loisirs qui ne demandent ni de sortir de la maison ni d’être en groupe(s) mais je plains sincèrement tous ceux qui ont besoin de ces contacts extérieurs pour se sentir bien dans leur tête et dans leur vie.

Par contre, je me demande de plus en plus si le fait de vivre longtemps dans de telles conditions vaut vraiment le coup de vivre centenaires et si cela doit se prolonger encore pendant des années, pourquoi aller plus loin ? Plus rien ne m’attend !

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Viviane Brosse alias Sherry-Yanne

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Publié sur mon site personnel le 31 décembre 2021

 

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