LE BLOG DE SHERRY-YANNE

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BIENVENUE SUR LE BLOG PERSONNEL DE

Viviane BARNET-BROSSE alias SHERRY-YANNE

Ce blog peut plaire à certains et déplaire à d'autres car mes prises de position ne seront pas forcément les leurs.

La liberté d'expression est un droit pour tout un chacun et le droit au respect aussi. 

La vulgarité, les insultes, la bêtise me sont odieuses donc pour ceux qui ne connaissent que cela, je vous invite à passer votre chemin.

Pour tous les autres, vous êtes les bienvenus dans mon univers même si je ne partage pas vos pensées, vos idées, vos croyances.

Tous mes articles sont écrits avec sincérité et mes mots ne sont que le reflet de mon coeur, de mon âme ou de mon esprit.

Au gré du temps, je peux écrire sur l'actualité politique, religieuse ou sociétale ou tout simplement émettre quelques réflexions philosophiques ou non sur la vie, la maladie, la vieillesse, et autres sujets qui peuvent toucher tout le monde un jour ou l'autre.

Je vous remercie de l'intérêt que vous porterez à ce blog et je vous attends très vite.

A bientôt

Merci de votre présence!

Viviane alias Sherry-Yanne

 

Blog

 

 

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Dans LA SOCIETE

RÉFLEXIONS SOCIÉTALES 2022

Par Le 18 sept 2022

REVALORISATION DES RETRAITES ET DES MINIMAS SOCIAUX DONT L'AAH

"Coup de gueule" du jour :

Suite à l'inflation galopante, les pensions de retraite de base ont été réactualisées à hauteur de 1,10% en janvier 2022 et de 4% en juillet 2022 (gel desdites pensions depuis 2013).

En suite de ces annonces, j'ai lu les commentaires des internautes sous les divers médias qui reprenaient cette information et j'avoue avoir été effarée.

Dans un premier temps, c'est la confusion que font les gens entre "pension" et "allocation".

Les pensions de retraite ou d'invalidité sont payées par les cotisations des années de travail des bénéficiaires salariés qui en bénéficient. Le calcul se fait sur la moyenne des salaires bruts des meilleures années sur 25 ans pour la retraite et même calcul sur 10 ans pour l'invalidité, pour le régime général (CNAV ou CPAM).

Les allocations sont versées par la CAF qu'elles soient Allocations familiales, logement, primes d'activité, AAH, RSA etc et elles sont payées non pas par les cotisations des bénéficiaires mais par les impôts des contribuables, ce qui est différent.

Personnellement, je suis pour les aides sociales à bon escient, réservées aux nationaux quelles que soient leurs origines, et surtout pas pour un gaspillage à tout venant, car un jour la corne d'abondance risque de se tarir pour tout le monde (nationaux et étrangers), ce qui serait vraiment dommage.

Tout le monde a le droit de vivre et les aléas de la vie (coups durs suite à des accidents de parcours ou situation de handicap) ne doit pas empêcher que ces personnes aient un minimum vital pour subsister et ainsi acheter "aussi" la paix sociale.

Par contre ce qui me dérange fortement, c'est l'égoïsme récurrent des personnes bénéficiaires de l'AAH sur les réseaux sociaux. Que ce soit pour la retraite ou pour le RSA, je lis des commentaires désolants du genre "oui toujours pour les retraités, toujours pour les fainéants, jamais pour nous les handicapés". C'est un condensé car les propos sont souvent très virulents.

Hier a été le commentaire de trop. Une personne se plaignait que les pensions de retraites seraient revalorisées de 0.8% en janvier 2023 alors qu'il est prévu 1,7% en avril 2023 pour tous les minimas sociaux, les allocations diverses dont l'AAH.

Suite à cela je me suis amusée à faire un petit calcul comparatif et le résultat l'est au détriment de la personne qui aura bossé toute sa vie, mais qui aura une petite retraite car elle aura travaillé soit en temps partiel, soit avec une interruption de quelques années pour élever ses enfants, ce qui sous-entend que les petites retraites touchent malheureusement les femmes.

Imaginons deux personnes, au 1er janvier 2022, l'une percevant l'AAH de 903 euros mensuels et une retraitée avec elle aussi 903 euros par mois.

Suite aux différents pourcentages d'augmentation, la personne avec l'AAH aura 1,8% en mai 2022, 4% en juillet 2022 et 1.7% en avril 2023 soit une AAH en avril 2023 de 972.27 eur.

Par contre la retraitée aura 1.1% en janvier 2022, 4% en juillet 2022 et 0.8% en janvier 2023 soit 957,04 eur en 2023.

Finalement la personne retraitée percevra 15 euros de moins que la personne avec l'AAH, soit 180 euros en moins par an, et en finalité je trouve cela très injuste.

Autant je trouve normal que les minimas sociaux dont l'AAH soient revalorisés pour suivre le cours de l'inflation, autant je trouve déplorable que les gens qui ont travaillé toute une vie, soient défavorisés.

Cela dénature la valeur du travail et n'encourage pas à s'investir dans une carrière professionnelle, sauf pour ceux qui ont de très bons salaires, ce qui leur permet d'avoir aussi une très bonne retraite.

Depuis 40 ans je vois la degradation des valeurs, des institutions, de la culture, qui rejaillit sur la France et je suis triste de voir la déchéance de mon pays.

Il serait temps de redresser la barre, pour rendre sa grandeur à la nation, et renouer avec des valeurs qui ont prouvé qu'elles étaient bonnes puisqu'elles ont traversé les siècles avec succès.

Bref !

Bon week-end à tout le monde !

VBB 1er octobre 2022

 

UNE FEMME TRANSGENRE (RESTÉE HOMME) DÉCLARÉE MÈRE PAR LA JUSTICE

La France devient vraiment une société de non sens, une civilisation décadente.

Je ne comprends même pas qu'une personne transgenre ayant gardé ses attributs masculins, soit reconnue légalement en tant que femme.

De plus cette personne continue d'avoir des rapports sexuels avec son épouse, comme le ferait un homme avec une femme et un 3ème enfant nait de cette relation en 2014, confirmant ainsi le processus naturel en suite de l'union d'un mâle et d'une femelle dans le monde humain ou animal.

La logique voudrait que cette personne soit le père biologique de ce bébé, comme il l'est déjà celui des enfants nés en 2000 et 2004.

Et bien non !

Ce pauvre enfant est né officiellement sans père et celui-ci se déclare comme étant sa mère au même titre que sa mère naturelle, et il obtient gain de cause légalement, contre tout bon sens.

A t'on pensé a ce pauvre môme qui pourra se demander plus tard s'il n'est pas une erreur de la nature?

Pas plus ses parents que ceux qui ont entériné cette décision !

Autant je comprends que deux femmes avec des attributs féminins ou deux hommes avec des attributs masculins, quel que soit leur sexe et genre d'origine, veuillent être reconnus en tant que personnes du genre correspondant a leur nouvelle identité sexuelle obtenue après des opérations ayant modifié leur genre d'origine, autant ce cas de figure me sidère.

Si cette personne a fait le choix de conserver ses attributs masculins, c'est un homme et je ne comprends même pas qu'elle ait obtenu une identité sexuelle du genre féminin et à plus forte raison le statut officiel de "mère" de cet enfant.

Je suis sidérée de constater chaque jour que le monde occidental confond évolution sociétale et dégénérescence.

Bref !

Mon opinion n'engage que moi bien évidemment.

VBB 16 septembre 2022.

 

CES FRANÇAIS QUI NE VEULENT PLUS TRAVAILLER

"Inès" 28 ans, 2 enfants, ne veut plus jamais travailler et avec son conjoint, ils espèrent toucher le rsa soit 1100 euros mensuels pour vivre sans travailler". (lire article de journal correspondant à cette déclaration).

C'est un choix de vie dit-elle.

Euh?

Autant je conçois le rsa pour aider provisoirement les accidentés de la vie, autant je n'adhère pas a cette idéologie de l'assistanat qui prend des proportions gigantesques.

A moins d'un revenu universel pour tous, pris sur le partage et la taxation des richesses, (projet à l'essai dans certains pays), chacun faisant le choix de bosser ou non, (en plus de ce revenu universel) pour améliorer le quotidien, je ne vois pas comment toutes ces allocations diverses et aides sociales continueront à être possible si plus personne ne veut travailler, et malheureusement il en sera de même pour les pensions (retraites et invalidité) car si les gens cotisent ou ont cotisé grâce aux fruits de leur travail, leurs cotisations payent ou ont payé les pensions de leurs aînés. Si la jeunesse actuelle refuse de bosser, il n'y aura plus de cotisations, plus d'impôts donc à plus ou moins brève échéance, plus de pensions, plus d'allocations familiales et logement, plus de chômage, plus de rsa, plus de sécurité sociale, plus d'allocations du handicap etc.

Ce sera "retour dans un lointain passé" où les gens crevaient de faim et de maladie.

C'est donc leur idéal à tous ces jeunes "abrutis" qui ne réfléchissent pas aux conséquences de leurs actes.

Avec un tel état d'esprit, comment le monde peut-il ne pas s'effondrer et mettre ainsi fin à une civilisation de plus en plus décadente?

Il y a quand même une différence entre ne pas sombrer dans le capitalisme à outrance (argent, profit) et celui de travailler pour faire vivre décemment sa famille dans l'honneur de son labeur, au lieu de profiter du travail des autres, pour percevoir des aides mensuelles et se vautrer dans sa fainéantise.

Désolée pour le pavé mais cette personne a eu le don de me faire sortir de mes gonds.

Il y a presque 30 ans je me suis retrouvée seule avec 3 enfants, pas de pension alimentaire, au rmi et je n'avais qu'un seul objectif, m'en sortir pour nourrir mes enfants et ne pas être une assistée de la société. Cela a demandé beaucoup d'efforts mais j'ai réussi, j'ai fait des formations, trouvé du boulot, payé des impots et désormais je suis retraitée, grâce aux cotisations de mon travail. Je me suis battue et je m'en suis sortie.

D'ailleurs en parlant de retraites, quand je lis sur les forums de discussions, les propos de plusieurs jeunes actifs, invectiver des retraités en leur disant qu'on ne devrait leur donner que 900 euros pour vivre car c'est bien suffisant pour eux, et que le surplus soit versé à eux les jeunes car ils ont des besoins et des enfants, je suis outrée. Avec toutes allocations diverses qui leur sont versées (allocations familiales, allocations logement, allocations rentrée des classes, primes d'activité etc), oser tenir de tels propos est indigne, voire scandaleux.

En effet tous ces retraités ont eux aussi bossé au smic, (en début de carrière, avant d'évoluer professionnellement ou non, selon les uns ou les autres), souvent 40h et plus pendant 43 a 48 ans, ils ont eu eux aussi des enfants, peu d'aide de l'état car beaucoup n'existaient pas, ils ont galéré pour vivre et élever leurs propres enfant, donc leur retraite, ils l'ont cotisée et méritée et tous ces envieux n'ont qu' suivre leur exemple en bossant autant pendant plus de 40 ans.

Notre génération n'a jamais été jalouse des anciens, ni méprisante envers eux.

Alors lire ce genre de choses m'interpelle sur ces jeunes qui sont censés être l'avenir de notre pays, de notre société, de nos différentes structures societales, éducatives, médicales, administratives, judiciaires etc etc

 VBB 15 septembre 2022

 

AFFAIRES JUDICIAIRES EN COURS QUELLES QU'ELLES SOIENT

En théorie tant que la preuve de la culpabilité n'est pas établie, la présomption d'innocence s'applique, en principe, chez tout justiciable. Mais dans le monde de l'immédiateté numérique, on sonne l'hallalli, même si la "bête" n'est pas encore morte, tellement médias et internautes sont assoiffés du sang du scandale.

Désormais, on juge et on condamne, avant même de savoir si le potentiel "accusé" est coupable ou non.

S'il est démontré la culpabilité, on sanctionne sans état d'âme quel que soit le justiciable, riche ou pauvre, célèbre ou inconnu, homme ou femme etc.

Dans le cas contraire, on évite de s'acharner comme une meute enragée.

Cela donne une image sociétale déplorable.

Ce n'est que mon humble avis qui n'engage que moi, bien évidemment.

 VBB 13 septembre 2022

 

Reflexion dessin

 

 

LORSQUE L’HEURE DE LA RETRAITE SONNE ENFIN

LORSQUE L’HEURE DE LA RETRAITE SONNE ENFIN

Par Le 26 juin 2022

LORSQUE L’HEURE DE LA RETRAITE SONNE ENFIN

Lorsque l’heure de la retraite sonne enfin pour tous les travailleurs, que ceux-ci soient salariés, travailleurs indépendants, à leur compte, etc, c’est un moment fort et symbolique.

L’arrivée de la retraite signifie plus que le passage d’une vie ponctuée par les horaires de travail, un rythme régulier et continu pendant plus de quarante ans, avec ses joies et ses peines, ses avantages et ses inconvénients. C’est aussi le marqueur du temps qui passe, des années envolées, qui ne reviendront plus.

La porte de la jeunesse se referme et ouvre celle de la vieillesse et malheureusement, quoi que l’on fasse, personne ne peut bloquer cette porte, croyant ainsi conserver la jeunesse éternelle. Le verrouillage est automatique et seule la porte qui s’ouvre devant nous devient l’unique issue qu’il nous faut suivre, jusqu’à l’ouverture de la prochaine porte, celle qui nous fait sortir du parcours de notre vie terrestre pour entrer dans un monde inconnu, dont personne n’est revenu pour nous le raconter.

Cette fameuse heure de la retraite sonne officiellement à 62 ans mais certains font le choix de le vivre à 60 ans voire moins, et d’autres confiants dans leur santé, ou par nécessité de prolonger leur vie professionnelle, laisseront tourner l’horloge jusqu’à 67 ans, voire 70 ans. Cela reste un choix personnel.

Le grand moment, enfin arrivé, et le miroir renvoyant l’image d’une personne aux cheveux gris ou blancs, comment va-t-on vivre ce moment où la société nous qualifie du terme de « non productifs inactifs » ?

C’est à ce moment là qu’il faut rebondir et refuser de se laisser enfermer dans une case pernicieuse.

Les retraités (hommes et femmes évidemment), ont tout comme leurs aînés, consacrer les deux tiers de leur vie, à travailler pour ne pas être un poids pour la société, à l’enrichir par le fruit de leur travail, leur productivité et leur participation à l’effort de l’économie nationale. Ils ont aussi géré de front leur vie familiale, l’éducation des enfants, ce qui demande aussi un temps considérable d’énergie en plus de leur temps de travail.

Les jeunes gens qui arrivent dans la vie active en enviant le sort de leurs aînés et le montant de leurs retraites parfois supérieurs à leurs propres salaires, oublient bien trop souvent que ces dits retraités ont cotisé pendant plus de 40 ans, certains 43 ans et d’autres pendant 48 ans pour constituer leurs droits à la retraite, et que ce revenu de survie post professionnel, ils l’ont bien mérité par leurs années de labeur et de courage. Ils oublient aussi que les pensions de retraite ne constituent que 50% du salaire brut moyen sur 25 ans et que sur cette pension brute, l’état ponctionne encore des prélèvements sociaux, pouvant aller jusqu’à pratiquement 10% de celle-ci. La pension nette est par conséquent largement inférieure au salaire net que percevaient les retraités. A leur tour, les jeunes actifs devront faire l’expérience du travail sur une longue période, évoluer professionnellement et payer des cotisations, pour ouvrir leur propres droits à la retraite. Jalouser leur aînés est vil et mesquin et je n’ai aucun souvenir que notre génération ait tenu des propos similaires envers la génération précédente (au vu de certains commentaires odieux que j’ai pu lire sur les réseaux sociaux)..

Cette mise au point étant faite, comment chacun va-t-il vivre cette « inactivité » professionnelle ?

Pour certains, le choix du bénévolat associatif devient une évidence, pour d’autres ce sera l’implication au sein de l’équipe des élus de la commune. D’autres encore vont s’adonner à diverses passions (bricolage, jardinage, cuisine, couture, tricot, peinture, écriture, musique, voyages, sorties culturelles (théâtre, cinéma, expositions divers, musées, opéra etc) ou gustatives (restaurants, auberges), sports divers, ou comme moi, généalogie).

Les années suivantes vont défiler à une vitesse vertigineuse. Il est important d’en prendre conscience pour les vivre du mieux possible.

Comme le chantait Tino Rossi dans les années 1970, « la vie commence à 60 ans » donc il faut profiter du peu de temps qui reste à vivre, pour réaliser les projets qui nous tiennent à cœur, et qui n’ont pas pu être réalisés avant, faute de temps.

L’argent est aussi un frein à concrétiser certains rêves mais malgré un train de vie réduit, par rapport aux années d’activité, on peut trouver des loisirs ou autres centres d’intérêts peu onéreux et d’accès facile ou pratique.

N’étant pas ni sportive, ni bricoleuse, ni adepte de couture ou cuisine, je consacre du temps aux recherches généalogiques, une activité commencée en 2004 mais à laquelle j’ai vraiment pu consacrer du temps, une fois que ma carrière professionnelle s’est achevée. En ce qui me concerne, le coût est vraiment modéré. Jai fait le choix d’acheter un logiciel, pour travailler tranquillement chez moi, sur mon ordinateur, même quand je ne dispose pas d’une connexion internet, je me suis inscrite sur le site de généalogie GENEANET, un site totalement gratuit qui offre des options supplémentaires aux abonnés premium pour un coût de 50 euros par an (ou 12,50 euros par trimestre pour ceux qui préfèrent payer ainsi), je commande parfois des copies de contrats de mariage aux archives départementales de la Loire pour un prix très modique (entre 5 et 6 euros chaque fois) et pour toutes les recherches de plus de 100 ans, j’ai accès gratuitement à toutes les archives départementales numérisées et mises en ligne, ce qui fait le bonheur des nombreux généalogistes amateurs comme moi. Je suis tranquillement assise dans mon fauteuil, devant mon ordinateur et je peux passer des heures en recherches. Je ne me ruine pas et j’entretiens ainsi le bon état de mon cerveau, le plus longtemps possible, tout en me faisant plaisir.

Pour compenser le fait d’être assise pendant plusieurs heures, il suffit de faire un peu de marche ou de vélo d’appartement, et cela entretient aussi le côté physique du corps qui subit malheureusement les outrages du temps. J’avoue que je devrais le faire plus souvent, et que sur ce plan, je ne donnerai aucun conseil, n’étant pas bien placée pour le faire. J’essaie en tout cas, et je ne me cherche pas d’excuses. Je n’ai jamais été très sportive.

L’ensemble des retraités que je côtoie régulièrement, ou qui sont dans mes contacts Facebook, (amis d’autrefois ou croisés sur la route de la vie) sont des personnes heureuses, équilibrées, qui ne s’ennuient jamais et qui profitent de tous les bons moments que la vie peut leur apporter.

Carpe Diem !

Profiter du moment présent, et le savourer à chaque instant ne peut qu’apporter joie et plaisir. Essayer de toujours voir le côté le plus positif de ce temps qui reste à vivre est sans doute le moyen le plus serein pour aborder la retraite et affronter le côté inexorable de l’horloge qui tourne, pour ne pas dire qui s’emballe, et ne revient jamais en arrière.

A tous les retraités, je vous souhaite sincèrement la meilleure retraite possible et de vivre le plus longtemps possible, bien dans votre tête, bien dans votre corps, dans le meilleur état de santé possible..

Prenez soin de vous !

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Tous droits réservés 26 juin 2022

Viviane B-Brosse alias SherryYanne

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Publié sur mon site personnel Sherry-Yanne le même jour

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Images trouvées sur internet pour illustrer mon texte sur la retraite, en principe sans mention de droits 

 

Retraite

NOSTALGIE SUR LE TEMPS QUI PASSE

NOSTALGIE SUR LE TEMPS QUI PASSE

Par Le 07 juin 2022

NOSTALGIE SUR LE TEMPS QUI PASSE

Nostalgie sur le temps qui passe trop vite !

On croit qu'avoir 20 ans dure éternellement mais voilà que le palier des 30 ans est atteint, sans même avoir ressenti qu'on grimpait sur l'échelle raide du temps.

La vie est belle et la jeunesse irradie notre être, mais voilà que les 40 ans apparaissent sur le grand escalier du temps.

En bon optimiste, on se dit qu'on a encore du temps devant soi et sans même sans rendre compte, nous voilà avec 50 ans au compteur, un demi siècle.

Mazette !

Oh temps suspends ton vol, tu vas trop vite tout d'un coup et on n'a plus l'énergie pour suivre.

Malgré tout, bon an, mal an, on franchit le cap des 60 ans, l'âge de la retraite sonne et on commence à se dire que la roue a tourné bien vite.

On se rapproche de plus en plus du terminus,.

Hélas !

Le temps poursuit sa route sans entendre nos doléances, et comme on n'a pas le choix, on s'accroche dans cette course où la fin n'amuse personne.

Bonne continuation à vous toutes et tous !

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Tous droits réservés 2 juin 2022

Viviane B-Brosse alias Sherry-Yanne

Publié sur Facebook le 2 juin et sur mon site le 7 juin 2022

Photos trouvées sur internet sans mention de droits

 

Temps qui passe 6

 

Temps qui passe 14

INSTANTANÉ DE VIE 15 SEPTEMBRE 2021

INSTANTANÉ DE VIE 15 SEPTEMBRE 2021

Par Le 07 juin 2022

INSTANTANÉ DE VIE 15 SEPTEMBRE 2021

En ce jour pluvieux du 15 septembre 2021, assise sur ma terrasse, je laisse mon regard errer au loin. J’aperçois le village regroupé autour de son église. Le clocher de celle-ci pointe sa flèche vers le ciel, gardien éternel, veillant sur des maisons sans doute centenaires. En retrait du bourg, la chapelle du Pinay domine les alentours. Elle est orientée face au village, protégée par les trois croix figées dans le temps représentant la scène du Golgotha (Jésus Christ et les deux larrons crucifiés en même temps que lui).

15 septembre 2021 4 transfert site

Le ciel est gris, presque noir, car l’orage n’est pas loin. Le vent s’est levé et je frissonne. Habiter un lieu-dit « Montsibert » ne peut qu’être venteux puisqu’en patois local, « sibert » signifie vent.

Je vis comme mes ancêtres saint-romanaires au « mont venteux ».

Mes pensées s’égarent et je contemple avec nostalgie, le toit de la maison située en dessous de la mienne. Cette vielle « baraque » fut celle de mes grands-parents et arrière-grands-parents paternels. Elle fait partie de la famille patronymique de ma grand-mère paternelle depuis l’époque d’Henri IV et elle a environ 500 ans. C’est une vieille dame fatiguée par l’usure du temps mais toujours solide sur ses murs. Elle aurait tant de choses à raconter, des siècles d’histoire familiale, des naissances aux décès, en passant par les mariages. Des générations ont laissé leur empreinte dans ces lieux.

La pluie tombe violemment et je l’entends s’écraser sur la terre et sur les murs de ma demeure. Quelques gouttes poussées par le vent, me parviennent mais je reste assise, sans bouger, observant le paysage devenu brumeux, une brume qui monte de la vallée, recouvrant petit à petit la chapelle puis le village. J’entends le tonnerre gronder, d’abord dans un son lointain puis se rapprochant de plus en plus.

15 septembre 2021 2 transfert site

Je me sens tellement bien dans ce havre de paix où je suis revenue vivre à l’âge de 50 ans. Fuir la ville, la pollution sonore et olfactive, l’agitation des rues, le vacarme quotidien, les incivilités constantes, la violence progressive, a été pour moi, une renaissance.

De caractère sociable mais solitaire, je profite désormais de ma retraite, entourée de mon époux et de nos animaux. Je ne recherche pas la compagnie et je n’attends plus rien de la vie. Je me ressource loin d’une société qui ne correspond plus à mes idéaux de jeunesse.

Je vis sur la terre de certains de mes ancêtres et je sais que je vais y mourir aussi. Comme mes prédécesseurs, je reposerai dans le cimetière aux croix blanches, que l’on aperçoit de ma maison.

Il pleut toujours mais la brume s’est évaporée, dévoilant de nouveau le village et la chapelle.

Il pleut, il tonne. L’eau s’infiltre dans le sol qui la reçoit comme une bénédiction venue des cieux. La brume est réapparue, enveloppant le paysage de son voile gris.

15 septembre 2021 3 transfert site

Il fait très sombre, pourtant il n’est que 17 heures.

L’orage s’intensifie, les éclairs parsèment le ciel en colère, le tonnerre s’emporte violemment et je n’ai pas d’autre choix que de me mettre à l’abri à l’intérieur.

Cela fait déjà 11 ans que nous avons posé nos valises ici.

La maison a été construite dans un pré appartenant autrefois à mes grands-parents. Mon grand-père y emmenait paître ses brebis et ma grand-mère ramassait du serpolet sur un des rochers plats qui n’existent plus depuis. Il y avait plein de genêts d’or. Lointain souvenir pour moi puisque mes grands-parents sont décédés depuis plus de 30 ans.

Je laisse mon esprit vagabonder dans le passé.

Entre-temps l’orage a cessé, le brouillard s’est évanoui, la pluie tombe doucement. Tout est de nouveau paisible et calme.

J’ai bientôt 62 ans et mes années sont comptées comme pour tout vivant. Celui qui nait est déjà un mort en puissance.

Je n’espère plus rien de la vie, je n’attends plus rien de l’être humain, et je me replie de plus en plus sur moi-même pour me protéger d’un monde qui me fait peur, par son individualisme, sa violence, son injustice, la perte de ses repères et de ses valeurs, qu’elles soient sociales, familiales, professionnelles, ou patriotiques.

La pluie tombe doucement, le ciel s’obscurcit et j’oublie le temps, les yeux rivés sur ma feuille à carreaux.

Il se fait tard.

Dehors un bel arc-en-ciel émerge, symbole du retour au calme après la tempête.

15 septembre 2021 1 bis transfert site

Il est temps de refermer cette page et de réintégrer la réalité du présent, dans l’horloge du temps.

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Tous droits réservés sur mon texte et mes photos qui me sont personnelles

Viviane B-Brosse 15 septembre 2021

Copyright N° 00067596 avant publication publique

Publié sur mon site Sherry-Yanne en Poésies (ou les Écrits de Sherry-Yanne) le même jour

 

Instant de vie

Dans LA SOCIETE
MANQUE D'HUMANITÉ POUR LES PLUS DÉMUNIS

MANQUE D'HUMANITÉ POUR LES PLUS DÉMUNIS

Par Le 07 juin 2022

MANQUE D'HUMANITÉ POUR LES PLUS DÉMUNIS

 

"La jalousie envers les plus démunis s'amplifie encore plus en ce moment.

Où est la soi-disant humanité?

Prier Dieu ne sert a rien si le coeur est rongé par l'envie ! Triste !

@VBB (V.B-BROSSE) 16 avril 2020"

Réflexion extraite de mon billet RÉFLEXIONS COVID 19 EN 2020 sur mon blog.

 

Ma dernière réflexion en date du 16 avril concernant le déchaînement de haine contre la prime pour les plus démunis, RSA entre autres.

Ceux qui veulent vivre avec le RSA pour comparer, allez-y ! vous verrez qu'on survit plus qu'on vit et je sais pour avoir aidé des gens dans ce cas qu'ils n'ont pas tous les avantages qu'on leur impute, loin de la. Il faut arrêter avec les clichés en ce sens.

Cette prime est donnée pour compenser l'aide à la cantine que certains parents avaient, ce qui permettait à leurs gamins de manger à leur faim.

De plus beaucoup de ces foyers avaient recours à des associations qui distribuent de la nourriture gratuitement, ce qui est sans doute plus compliqué avec le confinement.

Pour les personnes en chômage partiel, si elles sont au smic, elles toucheront en principe 100% de leur salaire net et pour les autres c'est 84% du salaire net soit 70% du salaire brut.

Je pense que tant qu'on peut manger à sa faim, on ne devrait pas envier ceux qui sont plus démunis.

Il y a plus de 20 ans, suite aux accidents de la vie, je me suis retrouvée au RMI avec 4000 francs (600 euros) toutes sommes confondues (Allocations familiales, RMI) pour un foyer de 4 personnes (mes 3 enfants et moi-même) et je peux vous assurer que chaque jour est une vie de galère.

En ce qui me concerne, j'ai pris une revanche sur la vie puisque de formation en formation, je suis entrée dans une étude notariale, au smic, comme simple secrétaire, et mes compétences (sans doute) ont fait que j'ai évolué dans la profession, tant en termes d'échelon que de salaire.

Quand mes ressources m'ont permis d'être imposables, j'ai trouvé tout à fait normal de payer des impôts et de contribuer ainsi à l'aide apportée par l'état aux plus démunis.

Je ne comprends absolument pas la réaction de certains. 

Je suis surtout outrée quand je vois des croyants de toutes religions, manquer autant d'humanité.

A quoi sert de prier, d'invoquer le nom du Très Haut (quel que soit le nom qu'on lui donne) si le coeur reste sec, méchant, médisant, envieux etc....

Aucune offrande ne peut être agréable à Dieu si en chacun il y a absence de charité, de compassion et indifférence totale envers autrui, ceux qui sont nos frères et soeurs en humanité.

 

Réflexion du samedi 18 avril 2020
Tous droits réservés Viviane B-Brosse alias Sherry-Yanne

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Publié sur mon site le même jour

 

Mise à jour le 8 avril 2022 : Piqure de rappel sur la jalousie envers ceux qui sont au RSA par rapport à l'augmentation de 1,80% (bien en dessous des 4,50% inflation) en avril 2022 soit 506 euros (nets) pour une personne seule au lieu de 497 euros (nets) et qui jubilent à l'idée de les voir travailler 20 heures par semaine contre un revenu de 506 euros nets par mois, et sans cotisation pour la retraite, la maladie et le chômage, n'ayant pas encore compris que les patrons vont s'engouffrer dedans, licenciant des gens au smic qui leur coûtent beaucoup plus cher (salaire brut 1641 en principe à partir de mai 2022, plus les charges patronales, soit sans doute un coût de 2500 euros bruts pour l'entreprise) et pour une personne qui leur coûte 2500 euros bruts, ils prendront 2 personnes au RSA qu'ils n'auront pas à payer, qui ne cotiseront pas et dont la collectivité prendra toujours en charge l'allocation de RSA.
C'est tout bénéfice pour les entreprises qui ne font pas de sentimentalisme et ne pensent qu'à s'enrichir.
Comprenez le avant qu'il soit trop tard, sinon vous n'aurez plus que vos yeux pour pleurer.

Tous droits réservés Viviane Brosse 8 avril 2022

Aumone charite compassion des mots anciens a faire revivre

RÉFLEXION SUR UNE VIE ÉCOULÉE TROP VITE

RÉFLEXION SUR UNE VIE ÉCOULÉE TROP VITE

Par Le 07 juin 2022

RÉFLEXION SUR UNE VIE ÉCOULÉE TROP VITE

Accepter de vieillir, c’est se dire qu’on a eu la chance de vivre ces étapes différentes celles que l’on traverse du jour où l’on nait, jusqu’au jour où l’on meurt. Chacun d’entre nous a dû laisser partir des êtres aimés ou pas, des êtres fauchés en pleine jeunesse ou au cours du périple de notre vie, se sentir parfois abandonnés par ces départs si douloureux.

La soixantaine a sonné pour moi et les années entamées me font galoper vers les 70 ans et lorsque je prends le temps de poser un regard sur le cours de ma vie, je me fais souvent la réflexion que je n’ai pas vu défiler les années et que ma jeunesse s’est perdue en cours de route, oubliée sans doute par les exigences de l’instant présent, exigences prioritaires et sacrificielles.

Être un parent isolé, sans ressources, devant assumer l’éducation de plusieurs enfants, l’entretien d’un foyer, les recherches d’emploi et les formations pour y arriver, n’est pas de tout repos lorsqu’on doit tout gérer toute seule. Je sais bien qu’il y a des messieurs qui élèvent seuls leurs enfants mais dans la majorité des cas, ce sont des femmes et la société ne leur fait aucun cadeau, tolérante avec les défaillances des hommes mais jamais avec celles des femmes qu’on juge et condamne, sans même leur permettre de se défendre. Ce ne sont que les conséquences du patriarcat qui reste ancré dans la mémoire collective.

Les accidents de la vie laissent des séquelles à tous ceux qui les vivent et malheureusement, ceux qui critiquent toujours sont ceux, qui ne les subissent pas, voire jamais, et seraient complètement perdus ou paniqués s’ils devaient vivre la même situation, au quotidien.

Ce n’est même pas une question de générations car les jeunes femmes de 30 ans, « parent isolé » d’aujourd’hui, éprouvent le même ressenti que les jeunes femmes de 30 ans dans les années 1990.

C’est bien une histoire sociétale, plus qu’une histoire générationnelle.

La femme mûre de 62 ans regarde avec lucidité la jeune femme de 30 ans qui bataillait pour s’en sortir, pour sortir la tête hors de l’eau, pour trouver un emploi, ne plus être au « rmi » (rsa de nos jours) et donner à ses enfants, une enfance où ils ne manqueraient de rien. Ce furent des années de galère, de privations et de manque de sommeil, pour avancer et réaliser les projets planifiés vers un avenir meilleur.

Bien sûr, c’était loin, à des années lumières, des rêves de la jeune fille de 20 ans, qui se voyait faire le tour du monde, explorer la terre entière, découvrir les autres cultures, s’imprégner des traditions d’ailleurs, en compagnie d’un homme loyal et fidèle.

Tout le monde sait bien que les contes de fées ne se réalisent jamais et que les rêves restent à l’état d’embryon dans nos pensées.

Lorsqu’elle quitta la maison de ses parents, à 19 ans, elle n’imaginait même pas qu’elle traverserait des périodes de vie douloureuse.

Comme toutes les jeunes filles, elle se voyait mariée avec des enfants, un travail, une maison et du bonheur en pagaille, où elle se plongerait avec délice, remerciant le ciel de ses bienfaits.

Ce ne fut pas le cas !

Le destin en avait décidé autrement.

Comment aurai-elle pu imaginer qu’elle vivrait le « cauchemar » de toutes les mamans, de tous les parents ? la mort d’un enfant choyé et aimé.

Aucun parent n’est préparé à la perte d’un enfant et notamment de son premier enfant. Lorsque celui-ci apparait pour la première fois, tous les jeunes parents sont en extase devant cette petite merveille issue de leur amour. On est prêts à tous les sacrifices du monde pour que ce bébé soit heureux et épanoui.

Comment imaginer que la mort rôde près de son berceau ? fin du vingtième siècle, aucun parent ne pense aux décès infantiles comme cela existait encore au début dudit siècle.

Et pourtant c’est encore une réalité et surtout entre 1986 et 1987, où la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986, était encore dans tous les esprits, même si en France, il n’y avait soi-disant aucun danger. Les déchets radioactifs s’étaient arrêtés bien sagement, à la frontière.

Son premier né, son joli bébé fut une victime collatérale de cette tragédie nucléaire. En France en 1987, 1500 enfants (de moins de 2 ans et plus particulièrement dans leur première année d’existence), moururent de la « mort subite inexpliquée du nourrisson », contrairement aux années précédentes où la mortalité infantile liée à la MSN (mort subite du nourrisson) était de 400 décès annuels. Leurs mères étaient enceintes en avril 1986, pour la plupart des enfants décédés. Son joli petit garçon était le trentième décès en même pas deux mois, à l’hôpital Ste Eugénie (Lyon Sud) mais comment, en tant que jeunes parents endeuillées, auraient-ils pu faire le rapprochement avec la catastrophe russe. C’est bien plus tard, en lisant plusieurs articles sur le sujet, appuyés par des chiffres, qu’’elle a compris la réalité d’une situation qu’il fallait taire, à l’époque, pour ne pas effrayer le peuple. Ni les dirigeants politiques ni les médias, n’ont informé de la dangerosité radioactive planant sur les pays européens, en suite de ce drame nucléaire.

Les années suivantes, elle eut trois autres enfants dont celui né en 1988, rescapé lui aussi de ce terrible fléau, car pris à temps, contrairement à un autre bébé né en même temps que lui et décédé malheureusement lui aussi de cette mort subite du nourrisson, drame effroyable pour sa maman qui n’a pas compris qu’on pouvait mourir dans son sommeil, à la crèche.

Dans sa petite maison, avec ses trois petits, elle pensait que l’avenir serait sans doute plus radieux que par le passé mais ce ne fut pas le cas. Son mari volage s’envola sous d’autres cieux ou plutôt dans d’autres bras accueillants.Tout vola en éclats en quelques mois.

Sa vie était en cendres, son mariage terminé, sa maison vendue, des dettes, pas de boulot, pas d’argent, et un avenir qui s’annonçait très sombre.

Elle avait un peu plus de 30 ans et ne rêvait plus du tout.

Il a fallu tout recommencer ailleurs, dans une commune, où elle s’est sentie tout de suite en territoire ennemi, contrairement à Lyon où elle avait tous ses repères, toutes ses relations. La distance et le divorce lui ont fait perdre le côté rassurant d’être encore avec des personnes amicales et les dix années suivantes furent extrêmement dures pour elle.

Que de nuits où la peur du lendemain, la plongeait dans l’insomnie et parfois les larmes ! peur de ne pas y arriver ! peur qu’on lui enlève ses enfants pour les placer en foyer !

C’est à ce moment-là qu’elle a découvert « la gentillesse » des gens (ironie), ces personnes anonymes qui dénoncent autrui, infâmes cloportes masqués et mesquins dont certains vont à l’église tous les dimanche. Une femme seule n’a pas le droit d’être jolie, coquette et élégante aux yeux de certains, surtout dans les communes rurales car dans les grands villes, tout le monde se moque de l’apparence les autres. Dans leurs têtes, une mère célibataire doit forcément être moche, mal vêtue et sans attrait. C’était ainsi 30 ans en arrière et j’espère que les mentalités ont évolué depuis. Être victime de ces personnes ignobles, c’est justifier chaque acte de la vie, en plus de tous les aléas du quotidien. Celles qui ont vécu cela ne démentiront pas mes propos.

Un voisin marié peut tromper sa femme, tabasser ses gosses et les priver de nourriture, aucun risque, les services sociaux le laisseront tranquille jusqu’au jour où ce sera trop tard et que l’épouse ou les enfants seront tués (et réciproquement bien entendu). Les « faits divers » en sont la preuve chaque jour. Mais si vous êtres une jeune femme seule avec trois enfants, alors là, pas de souci, les services sociaux sont à votre porte. Il faut être irréprochable à leurs yeux. Tant mieux pour moi, et tant pis pour les calomniateurs, les enquêteurs sociaux diligentés ont constaté que tout était normal au sein du foyer monoparental. Je n’étais pas obligée de raconter ces faits, mais cela fait du bien de « tacler » au passage (même trente ans plus tard) tous ces bien-pensants dont le comportement était et sera toujours inadmissible.

Dix ans de galères, de petits boulots, de formations et enfin le CDI tant attendu qui lui ouvrait les portes d’un avenir financier plus serein et le droit de rencontrer enfin quelqu’un pour partager avec lui les années restantes, ce qui se réalisa. L’homme qu’elle épousa est toujours son compagnon de route, vingt ans plus tard.

Elle avait un peu plus de 40 ans, ses enfants avaient grandi, d’autres soucis l’attendaient qu’elle ignorait encore, qui lui ferait perdre petit à petit toutes ses illusions et sa santé en prime. Les vingt années suivantes ont défilé à vive allure, trop vive allure, et le miroir lui renvoya d’année en année, l’image d’une femme vieillissante, se dégradant physiquement, perdant la beauté de sa jeunesse, sa vitalité, sa joie de vivre et même parfois son envie de vivre tout simplement.

Elle revient dans le présent, elle est désormais retraitée, elle ne sera sans doute jamais grand-mère biologique, et son corps est « broyé » par deux pathologies invalidantes. Ses enfants sont toujours les « amours de sa vie » mais ils ont leur propre destinée à vivre, et même si elle n’est pas d’accord avec leur mode de fonctionnement, elle se tait car elle sait qu’elle n’a pas son mot à dire. Chacun fait le choix de sa propre existence. Chacun a son libre arbitre et comme on dit dans un langage populaire « comme on fait son lit, on se couche ». Elle sera toujours présente pour eux, jusqu’à son dernier souffle.

Certains jours, elle aimerait se coucher et ne plus se relever, pour dormir éternellement, car la société, telle qu’elle est en train de devenir, ne correspond plus aux valeurs de sa jeunesse, aux principes de sa conscience.

Ces dernières années, elle a essayé de penser un peu à elle en concrétisant quelques projets, publier des recueils de poésies, créer un site personnel pour diffuser ses articles (blog, rubrique généalogie, publication de ses poèmes), essayer d’apprendre le solfège et jouer du piano, (ce qui ne fut pas une réussite), tricoter des couvre-lits au crochet et surtout continuer la généalogie, activité ludique commencée en 2004.

Le fait de ne pas avoir été soutenue dans ses différents projets n’a fait que lui renvoyer l’image d’une femme et mère en situation d’échec, lui ôtant petit à petit, tout intérêt pour continuer une vie sans espoir dans l’avenir.

Les contraintes liées à la crise sanitaire depuis mars 2020, ont aggravé son dégoût de la société. L’isolement, la surveillance via un code barre (passe sanitaire), le fait que les familles se distendent, ne s’invitent plus, se voient moins souvent, le fait de ne pas aller au restaurant, de ne pas pouvoir enfin voyager puisqu’elle est retraitée, tous ces désagréments réunis ont accentué son malaise sociétal et familial et des pensées assombries la submergent beaucoup trop souvent désormais. Elle se dit que seul le silence de la mort lui apportera enfin la paix intérieure, mais elle se raccroche toujours à la vie comme à une bouée de sauvetage, car elle a la chance de conserver un mental d’acier en toutes circonstances, ce qui lui a permis de survivre, dans les différentes épreuves de son chemin de vie.

Elle a 62 ans, toutes ses belles années sont derrière elle. Elle n’a pas eu le temps d’en profiter et maintenant il est trop tard.

Si Dieu lui prête vie encore quelques années, elle aimerait enfin faire des voyages comme elle en rêvait, voilà plus de 40 ans, visiter les régions de France, notamment la Bretagne, aller en Irlande et en Ecosse, en Autriche, en Roumanie et pourquoi pas au Canada, dans le Grand Canyon ou en Nouvelle Zélande. Ce ne sont que des projets utopiques, mais au moins, cela lui donne un but pour se raccrocher encore une petit peu à l’espoir d’un lendemain favorable.

Par pudeur, j’écris rarement des textes personnels, privilégiant des articles abordant des thèmes différents, sociétaux ou généalogiques, mais ce 4 février, cela fait 35 ans que mon fils est décédé. La plaie ne s’est jamais vraiment refermée, et la nostalgie s’est emparée de moi toute la journée, d’où ce texte où je dévoile enfin mon ressenti sur ma propre vie. Que ceux que cela choque, ne lisent pas, mais crever cet abcès, parler de ce qui me ronge depuis tant d’années m’a fait du bien. Tout le monde a besoin un jour ou l’autre de dire ou d’écrire ce qu’il a sur le cœur ou ce qui le tourmente.

On peut aussi dire que c’est un témoignage sur un parcours de vie, où d’autres personnes peuvent retrouver des similitudes.

La morale est qu’avec la volonté, on se sort toujours de toutes les situations et qu’il faut continuer d’avancer jour après jour, jusqu’à l’instant final de la rencontre ultime et des retrouvailles avec tous ceux que l’on a croisés et aimés, au cours de notre vie terrestre.

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Tous droits réservés le 4 février 2022

Viviane Brosse alias Sherry-Yanne

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Publié sur mon site personnel le même jour

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Parcours de vie bis

Dans LA SOCIETE
ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2022

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2022

Par Le 07 juin 2022

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2022

La NUPES (union de toutes les gauches) veut créer une allocation jeunesse de 1063 euros net par personne.

Je ne peux m'empêcher de réagir en découvrant ce projet, sachant la précarité de tant de gens en France et la discrimination que cela occasionnerait entre les citoyens les plus démunis, les plus précaires .

Sur quels critères justifier que certains auraient droit à 1063 euros mensuels pour vivre et que les autres devraient se contenter de survivre avec moitié moins ?

Effectivement, en suivant la même logique, toutes les personnes seules au Rsa à 503 euros net mensuels, toutes les personnes bénéficiaires de l'AAH à 913 euros mensuels, toutes les pensions d'invalidité et de retraites, à moins de 1000 euros mensuels, tous les salariés à temps partiels gagnant moins de 1000 euros etc, devraient recevoir le même montant minimal, sinon c'est de la discrimination.

Bien évidemment, si on augmente les "minimas", il faut aussi augmenter les retraites au prorata, puisque les personnes qui ont cotisé de 43 à 48 ans, pour avoir une retraite en rapport avec les salaires perçus pendant leur carrière professionnelle (50% de la moyenne de leurs salaires brut sur 25 ans, moins les prélèvements des taux de CSG allant de 0% à 8,3% selon le revenu fiscal du foyer, ce qui fait que pour certains, cela équivaut à 45% de leur salaire mais à part cela, les retraités sont des nantis, bref... ), n'ont pas à être pénalisées sur leurs propres revenus, sinon c'est encore une fois une injustice flagrante et discriminante.

Par contre, où prend-t-on l'argent ?

Les caisses sont vides, une des raisons évoquées par les différents gouvernements pour justifier que les gens bossent jusqu'à 65 ans, ce qui parait incohérent, en sachant le nombres de jeunes gens en recherches de travail, pour ne pas dire en attente de travail.

En France, on préfère vider les caisses du chômage et des pensions d'invalidité  pour soi-disant renflouer les caisses de retraite.

Où sont les économies ?

C'est le chat qui se mord la queue!

Aucun bon sens !

Pour en revenir aux entreprises, celles-ci délocalisent à l'étranger pour ne plus être assujetties à des taxes de plus en plus importantes etc.

Qui va payer pour toutes ces aides et autres primes sociales ?

Ceux qui gagnent à peine plus que le smic et qui se retrouvent être les vaches à lait du pays.

Il vaudrait mieux que les salaires augmentent, qu'il y ait moins de charges, ainsi les patrons embaucheraient et les salariés dépenseraient, faisant tourner l'économie française. 

Les aides sociales ont encouragé l'assistanat alors qu'il aurait fallu valoriser le fruit du travail et la fierté de vivre grâce à celui-ci.

Les gens sont pour la solidarité (et j'en fais partie) mais à un moment donné, ce serait bien que le bon sens reprenne le dessus. 

Je rajouterai que les conséquences de l'augmentation des différentes prestations sociales, ainsi que celle du smic, n'ont malheureusement fait qu'amplifier le coût de la vie, atteignant une inflation démentielle en 2022.

Ne vaudrait-il pas mieux maîtriser le coût de la vie, en gelant les prix alimentaires, énergétiques, locatifs, immobiliers etc pour redonner du pouvoir d'achat à tous les citoyens français, et leur permettre ainsi de vivre mieux au quotidien, même s'ils sont au smic.

De plus je reste persuadée que si la France avait plafonné l'imposition a 45% voire 50% comme le font certains pays, au lieu de 75% en France, il y aurait eu moins de délocalisation et d'évasion fiscale donc plus d'industrie en France, plus d'emplois, plus de richesses, plus d'impôts payés en France.

Dans l'absolu, l'idée d'un revenu universel (proposition Hamon en 2017) est sans doute l'avenir à envisager un jour ou l'autre, pour que tout le monde puisse vivre correctement mais pour l'instant, la politique de la gauche depuis l'ère Mitterrand n'a fait qu'amplifier une situation économique, sociale et sociétale catastrophique en France.

Beaucoup d'électeurs de gauche n'ont plus confiance dans leurs élus, ne se ressentant pas représentés par ceux-ci, se sentant trahis au profit d'intérêts électoraux où eux-même ne se retrouvent plus; et leurs votes ont évolué (ou basculé) dans l'autre camp, suite à leurs déceptions. D'autres ne votent plus du tout (taux d'abstention record depuis des années qui devraient inquiéter, par ailleurs tous les différents courants politiques, qu'ils soient de gauche ou de droite).

A un moment donné, il va falloir cesser de faire de l'électoralisme malsain et aborder les vrais sujets de manière réaliste et concrète, en ne mettant pas la tête dans le sable, en affrontant de face les vrais sujets sociétaux, en les nommant au lieu d'être dans le déni perpétuel, car ce déni contribue au malaise sociétal qui gangrène notre pays depuis plusieurs années et un jour, cela finira par exploser.

Je fais partie de ceux qui n'ont plus envie d'aller voter mais qui le font malgré tout, pour essayer de choisir "le moins pire", ce qui est loin de mon idéal de jeunesse, malheureusement.

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Tous droits réservés 7 juin 2022

Viviane B-Brosse alias Sherry-Yanne

Article publié sur la partie blog de mon site Sherry-Yanne le même jour

 

Elections legislatives 2022

Dans LA SOCIETE

TOMBES ET TOMBEAUX VENDUS AUX ENCHÉRES

Par Le 31 mai 2022

TOMBES ET TOMBEAUX VENDUS AUX ENCHÉRES

Ce jour, je viens de lire un article concernant la vente aux enchères des tombes, tombeaux, caveaux du cimetière de Loyasse à Lyon (Rhône).

Le cimetière de Loyasse s'étend sur 12 ha, avec 30 000 sépultures et 200 chapelles et monuments, il est le premier cimetière moderne de Lyon, créé en 1812. Il s'y trouve des monuments funéraires de Lyonnais célèbres : Edouard Herriot, Puvis de Chavanne, Pierre Bossan, Pauline Jaricot. C'est ici aussi que repose Maître Philippe, magnétiseur et thaumaturge décédé à L'Arbresle.

Tombes cimetiere de loyasse

Pour en revenir à l'article du journal, il est écrit que des gens viennent acheter leur dernière demeure (jusqu'à ce qu'un jour ladite demeure soit de nouveau remise aux enchères) pour des prix allant de 500 à 5000 euros.

Cela m'a vivement chagrinée en pensant à tous ces êtres humains, enterrés dans le rituel de leur culture, dans des sépultures censées demeurer éternelles, pour leurs proches qui ont fait bâtir des monuments funéraires, afin de les protéger à jamais dans leur dernier sommeil.

Cet article concernait le cimetière de Loyasse mais dans tous les cimetières de France, fleurissent désormais ces petites étiquettes d'information "reprise de concession, s'adresser à la mairie", (si j'ose m'exprimer ainsi car souvent dans certains cimetières, il ne pousse plus que les mauvaises herbes, voire des arbustes sauvages).

Malheureusement, il y a quand même des incohérences, même sur ce sujet.

En effet, beaucoup de descendants ne savent pas où trouver lesdites tombes de leurs ancêtres (c'est mon cas pour mes arrière-grands-parents maternels, et pourtant j'ai cherché dans tous les lieux où ils sont passés) et surtout dés qu'il existe un descendant qui se manifeste, on lui répond qu'il faut l'accord de tous les descendants du concessionnaire et à ce moment là, cela devient pratiquement mission impossible, sachant qu'au bout de 2 ou 3 générations, les familles ignorent même le cousinage qui les unit.

En langage populaire, on pourrait dire que c'est "le chat qui se mord la queue".

Philosophiquement, vieillir, c'est aussi se rapprocher de l'ultime échéance, celle de la mort et il faut malheureusement savoir l'accepter, mais il est normal de se soucier de savoir ce que deviendra notre dépouille, dans le temps.

Lorsqu' entre  2018 et 2019, j'ai fait le tour des cimetières où étaient enterrés mes ancêtres, dans un périmètre assez local, j'ai pu constater l'état d'abandon de certaines tombes. Il me semble même que dans un cimetière, pour certains caveaux effondrés, on voyait des ossements mais je ne vais pas m'avancer sur ce sujet.

Quoiqu'il en soit, c'est la vision de ces tombes ou caveaux abandonnés qui m'a fait changer d'avis entre le choix de l'inhumation et celui de la crémation, le moment venu.

C'est tellement triste de penser qu'en fin de compte, il n'y a jamais de repos éternel. en effet, lors de la reprise de ces concessions, tous les ossements finissent dans l'ossuaire communal (ou fosse commune).

Leurs noms sombrent dans l'oubli, car ils sont effacés des stèles funéraires et leurs descendants ne savent même plus où les retrouver (les amateurs de généalogie me comprendront).

Les familles ont acheté des concessions qu'elles pensaient perpétuelles et finalement leurs défunts en sont délogés, leur dernière demeure,vendue à de futurs occupants, étrangers aux dites familles.

De toute façon dans les années à venir, cela se reproduira de plus en plus, puisqu'il n'existe plus de concessions perpétuelles et que la plupart des familles prennent une concession sur 30 ans, ce qui veut dire que s'il n'y a aucun descendant pour s'occuper de ladite concession, ces personnes finiront dans l'ossuaire communal, relativement vite. Au moins les gens qui se font incinérer et dont les cendres sont jetées à la mer ou à l'endroit choisi par eux, n'ont pas à se tracasser sur le fait de finir un jour dans la fosse commune.

Même si je sais qu'une fois mort, plus rien n'a d'importance, cela n'empêche pas le fait de ne pas être d'accord avec ces expropriations des tombes, tombeaux, caveaux.

J'ai un profond respect pour les défunts, quelles que soient leurs origines, religions ou autres et cette atteinte à leur tranquillité éternelle me heurte vraiment.

Ce n'est bien sur qu'un avis personnel.

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Tous droits réservés 31 mai 2022

Viviane B-Brosse alias Sherry-Yanne

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Publié sur mon site Sherry-Yanne le 31 mai 2022

Photo du cimetière de Loyasse trouvée sur le net

Pour les photos des deux autres tombes très anciennes, elles ont été prises personnellement à St Chamond dans la Loire et aucun nom patronymique n'y est gravé ou référencé

 

St chamond cimetiere 20 fevrier 2019 4

Dans LA SOCIETE
CONSTAT SOCIÉTAL ENTRE JEUNES ACTIFS ET RETRAITÉS

CONSTAT SOCIÉTAL ENTRE JEUNES ACTIFS ET RETRAITÉS

Par Le 31 mai 2022

CONSTAT SOCIÉTAL ENTRE JEUNES ACTIFS ET RETRAITÉS

"Coup de gueule" matinal du 30 octobre 2021:

Depuis plus de 20 ans les gouvernements successifs augmentent le smic et allouent des primes d'activité à tout va.

Cela ne sert à rien, car les autres salaires ne bougeant pas, sont tirés vers le bas et l'inflation des prix atteint des proportions inacceptables pour des revenus modestes.

Il vaudrait mieux que tous les employeurs (du public ou du privé) versent des salaires corrects, notamment à leurs salarié(e)s expérimenté(e)s qui sont payé(e)s au smic tout au long de leur carrière.

Être méga diplômé(e)s ne veut pas forcement dire être compétents. Autrefois la promotion se faisait par le mérite et l'expérience, alors qu'actuellement, seuls les diplômes comptent même si ces jeunes sortant d'école, ne connaissent rien a la réalité du monde du travail.

La théorie ne peut pas remplacer la pratique.

Pour en revenir à la stagnation des salaires, ce mauvais calcul touche tous les secteurs et cela explique aussi la désertification médicale de l'hôpital public vers l'hôpital privé, les services d'urgence qui ferment la nuit faute de personnel ou les services du don du sang comme j'ai entendu ce matin.

Je ne parle même pas des retraité(e)s qui perçoivent 50% de la moyenne de leurs salaires sur 10 ou 25 ans en fonction des divers régimes. Ce ne sont pas forcément des propriétaires, ils payent des loyers importants, sans APL, des factures comme tout le monde et des mensualités de mutuelle de plus en plus élevées en vieillissant.

Je lis souvent sur les forums des jeunes gens, jeunes parents, oser écrire qu'on devrait prendre sur la retraite des "vieux" pour leur donner à eux qui n'ont pas de gros salaires.

Ces jeunes égoïstes oublient qu'ils ont actuellement toutes les aides possibles (Allocations familiales, rentrée des classes, logement etc.) que n'avaient pas forcement leurs aînés. lorsqu'ils prennent un logement, ils ont tout le confort (cuisine, WC, salle d'eau etc.) ce qui n'était pas toujours le cas pour leurs parents qui ont grandi ou démarré leur vie d'adulte dans des appartements sans confort, sans sanitaire voire sans eau courante dans leur enfance (et ce n'est pas si vieux que ça sur l'échelle du temps).

Des exemples, j'en ai plein la tête mais ce serait trop long à relater.

La plupart des retraités ayant été au smic toute leur vie ou les femmes ayant eu un parcours professionnel chaotique ou à temps partiel, perçoivent une pension de retraite égale ou inférieure à 1000 euros (en dessous du seuil de pauvreté) ce qui leur permet de survivre dans une société où tout est de plus en plus cher, donc je ne vois pas ce qu'on pourrait encore leur prendre.

Lorsque je lis les commentaires odieux de ces "jeunes", j'ai envie de leur répondre "faites comme vos parents, allez au boulot sans demander des aides comme si cela vous était dù, et quand vous serez "vieux" a votre tour, souhaitez que la jeune génération qui viendra soit plus empathique et compatissante que vous".

Rapport de la cour des comptes du 21 octobre 2021 (article lu sur le site « Dossier Familial ») et synthèse de mon analyse le 1er novembre 2021

Trois choses m'ont interpellée :

1) depuis le recul de l’âge légal de la retraite de 60 a 62 ans, il y a une forte augmentation des pôles "indemnités chômage et/ou minimas sociaux" et "invalidité" occasionnant un déplacement des dépenses du "pôle" retraite vers ceux-ci. Franchement quand on a un peu de bon sens, c'était à prévoir car beaucoup de personnes sont usées physiquement et mentalement après 55 ans donc repousser le départ en retraite ne fera que renforcer cela. Je ne vois pas où sont les économies.

2) il n'y a plus de boulot en France à cause de la mondialisation qui a exporte les entreprises dans les pays ou la main d'œuvre ne coute rien donc il n'y aura bientôt plus personne pour cotiser tant pour les caisses de retraite que pour celles du chômage et de la maladie et invalidité.

3) les retraités ont un niveau de vie élevé et supérieur aux actifs. Encore une fois on prend la moyenne et pour quelques retraités vivant une retraite agréable, combien ne vivent qu'avec 1000 euros voire moins, ce qui leur permet de survivre et de payer leurs factures. Beaucoup ne sont pas propriétaires et payent un loyer sans bénéficier d'allocation logement, le cout des mutuelles est exorbitant en vieillissant etc. Un couple de retraités moyens vit plus ou moins avec des revenus entre 1500 et 2000 euros en comptant les deux pensions de retraite ce qui leur permet de vivre décemment. Pourtant il ne faut pas oublier qu'il y a aussi de plus en plus de retraités seuls suite aux aléas de la vie (divorce par exemple) qui vivent avec une modeste pension en deçà du seuil de pauvreté et pour les veufs/veuves, le plafond de la pension de réversion est limité, ce qui réduit considérablement leur niveau de vie.

Et pour finir, je suis indignée de lire les termes employés par la Cour des comptes qui mettent encore une fois en opposition, actifs et retraités, pour diviser les uns et les autres. Il suffit de lire les forums sur internet pour s'en rendre compte. Il ne faut pas oublier que les retraités ont cotisé pendant plus de 40 ans et que leur pension de retraite n'est que le fruit de leur travail. Ils n'ont pas volé ce droit à bénéficier de cette pension pour finir leur vie.

Beaucoup des jeunes actifs voudraient avoir des salaires de 3000 euros en début de carrière, alors qu'ils n'ont aucune expérience professionnelle, n'avoir aucune contrainte (travail pénible, week-end etc.) oubliant que leurs aînés ont commencé au bas de l'échelle, et n'ont obtenu un meilleur salaire qu'au fil du temps. Beaucoup de ces jeunes actifs oublient aussi qu'autrefois, il n'y avait pas toutes les aides sociales, dont eux bénéficient et que leurs aînés ont "galéré" toute leur vie, méritant bien une fin de vie décente. 

Tous ces hauts fonctionnaires qui établissent ce genre de compte-rendu et pondent des lois injustes pour les autres, partent à la retraite avant 60 ans dans des conditions très avantageuses, et malheureusement ce sont leurs conditions de retraites qui font gonfler la moyenne pour les "petits" retraités.

Désabusée de plus en plus !

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Tous droits réservés 30 octobre et 1er novembre 2021

Viviane B-Brosse alias Sherry-Yanne

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Réflexions matinales publiées sur Facebook les 30 octobre et 1er novembre 2021 et sur mon site Sherry-Yanne le 1er novembre 2021, sous forme d’article intégral

Temps qui passe 12

DOUBLE PEINE POUR LES PARENTS ENDEUILLÉS PAR LA MORT D’UN ENFANT

DOUBLE PEINE POUR LES PARENTS ENDEUILLÉS PAR LA MORT D’UN ENFANT

Par Le 31 mai 2022

DOUBLE PEINE POUR LES PARENTS ENDEUILLÉS

PAR LA MORT D’UN ENFANT

Dernièrement j’ai lu plusieurs articles concernant la mort périnatale et le contrecoup pour les parents tant sur le plan émotionnel que sur le plan social et administratif.

J’ai lu des témoignages bouleversants de la part de parents incompris, ayant l’impression de subir la double peine puisqu’on occulte la mort de leur enfant comme si celui-là n’avait jamais existé.

Cela m’a ramené 34 ans en arrière quand Richard mon premier né est décédé en février 1987, âgé de seulement 4 mois., sans que rien ne laisse envisager un départ aussi foudroyant et irréversible.

Personne ne peut avoir l’idée de ce que l’on ressent en vivant un tel drame auquel personne n’est préparé, pas plus le papa que la maman.

Lors des visites prénatales et le suivi de la grossesse, pas une seule fois, un intervenant médical ne laisse entendre que cela peut malheureusement arriver et quand on est dans toute la vigueur de sa jeunesse, il ne vient pas à l’esprit que même à notre époque un enfant peut mourir, avant, pendant, après l’accouchement ou quelques mois plus tard.

Avant le décès de notre joli bébé, je n’avais jamais entendu parler de la « mort subite inexpliquée du nourrisson ».

Après son décès, et les formalités des funérailles, il a fallu faire face à l’absence de l’enfant chéri, pourtant si présent dans notre cœur et commencer le travail du deuil de l’être aimé.

Pourtant la cruauté administrative n’allait jamais nous oublier, pas plus que tous les autres parents amputés dans leur chair et dans leur cœur, par la mort de leur enfant bien aimé.

A partir du moment, ou votre enfant est mort, si vous n’en avez pas d’autres, vous êtes considérés comme étant un couple sans enfant. Vous avez beau vous révolter car en tant que mère, vous sentez encore dans votre ventre, la morsure du déchirement impitoyable, l’administration est là pour vous dire sans aucune marque d’empathie :

« Madame, Monsieur si votre fils est mort, il ne compte plus, vous êtes un couple marié sans enfant ».

Comment çà, il ne compte plus ?

Cet enfant a été attendu pendant tout le temps que dure la grossesse, il est venu au monde, déjà choyé avant même de pousser son premier cri, il a fait l’objet de toutes nos attentions, tout notre amour, pendant des jours et des nuits, des semaines puis des mois et quelqu’un vous dit sans fioritures qu’il ne compte pas puisqu’il n’existe plus.

Autant dire qu’il n’a jamais existé !

Hop !

D’un simple mot, il est rayé de notre vie, de la société, du monde. Il n’est plus qu’un nom inscrit sur une pierre tombale.

Comment dire cela à des parents qui vont se souvenir du jour funeste toute leur vie ? Il s’est écoulé 34 ans et je n’oublie rien, ni le jour de sa naissance, ni le jour de son décès.

Lorsque mon enfant reposait dans sa robe de baptême avant la mise en bière, ma grand-mère maternelle est entrée dans la pièce où il se trouvait et s’est mis à chavirer. Je ne sais plus qui l’a retenu pour qu’elle ne tombe pas. Elle revoyait son propre enfant décédé 52 ans plus tôt, âgé d’un mois. Elle s’est mise à pleurer en répétant le prénom de son bébé. Je n’avais jamais vu ma grand-mère pleurer avant. Elle faisait partie de cette génération endurcie par la guerre.

Comment aurait-on pu lui dire que son enfant n’avait jamais existé puisque le souvenir si vivace l’a secoué d’émotion plus d’un demi-siècle après.

En ce qui me concerne, trois enfants sont nés ensuite, âgés désormais de 33, 31 et 29 ans, des enfants en bonne santé mais comme tous les parents dans mon cas, j’ai dû entendre, régulièrement lorsqu’on me demandait combien j’avais d’enfants, notamment lorsqu'il faut remplir tout un tas de formulaires, ou questionnaires, que ce soit pour l'école, la Caisse Allocations Familiales, ou autres, qu’en fait je n’en avais pas quatre mais seulement trois car le premier ne comptait pas puisqu’il n’existait plus.

Il est bien évident que la CAF ne doit pas verser des allocations familiales pour un enfant décédé. Ce n'est pas une question de ressources mais de "cases", si je puis dire. Ce serait bien que les parents puissent cocher une case où il serait indiqué le nombre d'enfants vivants pour bénéficier des prestations sociales mais aussi une case pour le nombre d'enfants décédés, de manière à ce que les parents puissent avoir l'impression qu'on prend en compte leur vraie situation familiale car pour eux, l'enfant décédé fera toujours partie intégrante de leur famille. Je l'exprime de manière maladroite mais c'est ce que j'ai ressenti depuis tant d'années.

Je pense qu’on ne s’habitue jamais à s’entendre dire cela, pendant des années et des années. On apprend juste à faire avec, à vivre avec, à ne plus polémiquer sans fin car cela ne sert à rien, sinon à raviver une douleur assoupie mais jamais guérie.

L’administration aura toujours le dernier mot, à moins de changer la loi sur la prise en compte des enfants décédés prématurément et ne plus infliger aux nouveaux parents endeuillés, le fait de s’entendre dire que leur enfant n’existe plus.

C’est leur infliger la double peine, celle du deuil à vivre, un deuil long et douloureux et celle de le voir « mort » une seconde fois par le système administratif.

Jusqu’à mon dernier souffle, je serai la maman de quatre enfants dont le premier n’est plus avec nous, mais il demeure présent dans nos cœurs et dans mes pensées, je le vois souvent mettre ses petites mains dans celles de ses « grands petits frères », et je reste persuadée qu’un jour lointain, nous serons de nouveau réunis tous ensemble.

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Tous droits réservés le 25 février 2021

V.B-Brosse alias Sherry-Yanne

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Publié sur mon site SHERRY-YANNE EN POÉSIES le même jour

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Deuil maman bis