PENSÉES EN VADROUILLE OU CŒUR À NU
La vie n’est qu’une succession d’étapes où les peines et les joies, se croisent, se suivent et se mêlent parfois.
Il arrive sans doute un moment dans l’existence, qui est celui de la réflexion sur le temps passé et ce qu’il en reste dans le présent.
Chaque évolution de décennie n’a pas changé grand-chose pour moi, car même en réalisant que je vieillissais, je me sentais toujours jeune, tout en sachant que cela aurait une fin un jour, le plus tard possible, cela va de soi.
Le cap des 65 ans, a été le franchissement d’un palier, où je ne pouvais plus me retourner, sans avoir le vertige, face au néant. Aucun pont n’existe pour traverser la vie dans l’autre sens.
L’année écoulée a vu s’effondrer une partie de mon monde dans plusieurs domaines, et la réalité du temps éphéméride m’a interpellée, pour ne pas dire, frappée en plein cœur.
Il m’a fallu quelques mois pour poser des mots sur des sentiments, des ressentis, voire des maux.
J’approche des 70 ans (d’ici 2029 et nous sommes déjà en mars 2026), et je sais que je suis sur la dernière « grimpette » avant d’atteindre le sommet ouvrant les portes de l’éternité.
Comme dit précédemment, l’année 2025 a été une année éprouvante émotionnellement, pour plusieurs raisons.
C’est ainsi !
L’année 2026 a commencé par la résilience (une fois de plus) et un renouveau dans le cheminement spirituel, parcouru de manière chaotique depuis une bonne trentaine d’années.
L’acceptation de certaines choses, le renoncement à tant d’autres, celles qu’on aurait tant espéré (et qui n’arriveront sans doute jamais), entraînent une souffrance mentale dissimulée en permanence sous un sourire de façade.
Le regain de spiritualité m’apportera peut-être une réponse ou tout au moins, l’apaisement dans mon cœur.
La paix s’éloigne du monde, mais je souhaite la trouver dans mon esprit, pour supporter le poids de la destinée qui m’a bien égratignée au fil des ans.
Beaucoup de gens jugent en permanence, sans chercher à comprendre ce qui se passe réellement dans le parcours de vie des personnes qu’ils critiquent.
Ne jugez pas, si vous ne voulez pas être jugés.
Personnellement, j’ai toujours évité de juger autrui, mais la réciprocité n’est malheureusement pas toujours respectée et j’en souffre aussi.
Il me faut apprendre à me détacher de tout ça, si je veux avancer sur le bout de chemin qu’il me reste à parcourir avant la destination finale.
Nul ne connait ni le jour, ni l’heure, ni le lieu, mais il faut se tenir prêt pour la rencontre ultime.
C’est pourquoi, comme tant d’autres avant moi, j’anticipe cette finalité, en mettant mes affaires terrestres en ordre, afin de laisser le minimum de tracasseries administratives et financières à ceux qui resteront.
Prendre conscience du destin irréversible de tout être vivant, n’empêche pas de vivre, et au contraire, je dirais que cela permettra plutôt de vivre ces dernières années, de manière plus sereine, si cela est possible, évidemment.
A chaque jour suffit sa peine !
Carpe Diem !
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Viviane Barnet-Brosse alias Sherry-Yanne
Article écrit le 7 mars 2026
Publié sur mon site personnel « Les écrits de Sherry-Yanne » le 7 mars 2026
