HOMMAGE AUX MORTS POUR LA FRANCE DE SAINT ROMAIN EN JAREZ (LOIRE) 1914-1918

HOMMAGE AUX MORTS POUR LA FRANCE DE SAINT ROMAIN EN JAREZ (LOIRE) 1914-1918

HOMMAGE AUX MORTS POUR LA FRANCE DE SAINT ROMAIN EN JAREZ (LOIRE) 1914-1918

Lorsque j’étais enfant, chaque année lors du 11 novembre 1918 et du 8 mai 1945, les deux écoles privée et publique se réunissaient au monument au morts, en présence des vétérans des deux guerres, du maire de la commune, et du conseil municipal, pour un hommage officiel du village à ses enfants « morts pour la France ». Le maire prononçait un discours et citait tous les courageux martyrs de ces années impitoyables (1914-1918 et 1939-1945), car pour moi toutes les guerres ne sont que les conséquences dramatiques de la bêtise des hommes. Cela conduit à la barbarie la plus cruelle qui soit puisqu’elle est responsable du décès de millions de pauvres personnes, victimes innocentes de cette folie meurtrière.

Monument aux morts st romain en jarez loire 21 redimensionne pour mon site

La première guerre mondiale de 1914 à 1918, restera dans l’Histoire comme une boucherie immonde où la « chair à canon » a péri sur les champs de bataille pour satisfaire des enjeux politiciens auxquels personne ne comprenait rien. Pour leurs familles, leurs mères, leurs pères, leurs enfants, leurs frères et sœurs, ce n’était pas de simples matricules, de vulgaires pions envoyés au combat, mais ils étaient des fils, des époux, des pères, des êtres humains qui comptaient plus que tout dans leur cœur.

Lorsque j’étais en seconde ou première, au lycée, j’avais écrit une citation de Paul Valéry au dos d’un de mes cahiers et pour moi, elle est toujours aussi significative.

« La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas ».

Avant de continuer mon article sur ces jeunes gens fauchés dans la fleur de l’âge, je fais un bref rappel historique sur la genèse de ladite guerre mondiale.

Le 28 juin 1914 à Sarajevo, en Serbie, un étudiant nationaliste serbe assassine l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie et son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg. L'Autriche lance un ultimatum à la Serbie, que cette dernière refuse, ayant le soutien de la Russie, membre de la Triple Entente. L'Autriche déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet 1914, et le "mécanisme" des alliances s'enclenche. La Première Guerre Mondiale a commencé. A partir dudit attentat, les États européens se trouvent progressivement entraînés dans une nouvelle crise internationale qui conduit en un mois à la Première Guerre mondiale.

Petit rappel historique pour expliquer ce jeu des alliances entre pays européens qui a conduit à la tragédie de la première guerre mondialeEn 1882, L'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie forment la Triple-Alliance dont le but est d'isoler la France. Celle-ci s'allie alors à la Russie et au Royaume-Uni pour former la Triple-Entente. La course aux armements commence. Le 28 juin 1914, l'archiduc François Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie, est assassiné à Sarajevo en Bosnie, par un étudiant bosniaque. La Serbie a laissé l'attentat se préparer. L'Autriche-Hongrie, encouragée par l'Allemagne, décide d'écraser la Serbie et lui déclare la guerre le 28 juillet 1914. La Russie prend la défense de la Serbie et est soutenue par la France. Le 4 août, le Royaume-Uni intervient aux côtés de la France et de la Russie. Malgré les mouvements pacifistes, en quelques jours toute l'Europe est en guerre et les deux camps, la Triple-Entente et la Triple-Alliance, s'opposent.

En France Jean Jaurès, le plus éminent des opposants à la guerre, sentant monter inexorablement la tension, tentera d'éviter à la France de se trouver prise au piège de l'engrenage infernal, mais il est malheureusement assassiné par Raoul Villain le vendredi 31 juillet 1914 à 21 h 40, alors qu’il dîne au café du Croissant, rue Montmartre, dans le 2e arrondissement de Paris, au cœur de la République du Croissant, non loin du siège de son journal, L'Humanité. Commis trois jours avant l'entrée de la France dans la Première Guerre mondiale, ce meurtre met un terme aux efforts désespérés que celui-ci avait entrepris depuis l’attentat de Sarajevo, pour empêcher la déflagration militaire en Europe. Il précipite le ralliement de la majorité de la gauche française à l’Union sacrée, y compris celui de beaucoup de socialistes et de syndicalistes qui refusaient jusque-là de soutenir la guerre.

Dès lors plus rien n’empêche la première grande tragédie du 20ème siècle.

La Première Guerre mondiale commence le 3 août 1914 et s'achèvera quatre ans plus tard, le 11 novembre 1918.

De nombreux soldats, vont être sacrifiés sur l’autel de cette abomination mondiale. Les hommes partent au combat et les femmes doivent assumer leur rôle de mère et pallier en même temps à l’absence des hommes, dans les champs et les usines, ce qui sera indirectement un des premiers éléments pour qu’elles revendiquent plus tard, leur indépendance et leur égalité en tant que citoyennes à part entière mais ce n’est pas l’objet de cet article, consacré uniquement à la guerre et ses victimes collatérales.

Le village de Saint Romain en Jarez n’échappe pas à l’enrôlement de ses fils et le 2 août 1914, le tocsin sonne partout en France pour signifier aux hommes de partir au combat, dès le lendemain soit le 3 août.

Tous les hommes de la commune, célibataires ou mariés et pères de famille ont quitté leurs familles, leurs maisons, leur contrée, la fleur au bout du fusil, pensant revenir très vite dans leurs foyers, sans se douter qu’ils allaient vers un avenir inconnu où l’effroi, la peur au ventre, les larmes taries, l’odeur du sang, le froid, la faim, deviendraient leur quotidien pendant plus de 4 ans, recroquevillés dans les tranchées immondes ou rats et humains se côtoieraient dans un environnement sordide. Il en était de même du côté allemand, où des jeunes gens ont eux aussi été sacrifiés sur l’autel d’intérêts gouvernementaux, auxquels, ils ne comprenaient rien, sans doute.

Je n’ai malheureusement pas le nom de ceux qui sont revenus de cet enfer, mais je tiens à leur rendre hommage et notamment à Jean Pierre FONT et Jean Pierre dit Joanny MOULIN, mes deux arrière-grands-pères saint romanaires, qui ont été de valeureux soldats, défendant leur patrie. Joanny est revenu avec deux doigts en moins, blessé en septembre 1918, et Jean Pierre sans blessure apparente, hormis sans doute les séquelles que tout ancien combattant connait, et qu’on appelle désormais le syndrome du stress post traumatique, récurrent chez les vétérans. Toutes les familles de St Romain en Jarez ont été impactées et ont vu partir loin de leurs yeux, mais jamais loin de leur cœur, des pères, des époux, des fils tant chéris. Dommage que le temps ayant passé et enterré tous les témoins de cette époque, l’histoire locale et leurs descendants au sens large, aient petit à petit oublié le nom de tous ceux qui sont revenus, traumatisés à vie, blessés, estropiés, des survivants qui ont du se reconstruire tant bien que mal. Je ne peux  pas écrire sur eux car je n’ai pas leurs noms mais je rends hommage à leur courage et leur patriotisme, qui les ont poussé à se battre pour leur pays, leur patrie, la France.

Malheureusement, d’autres soldats partis peut-être en chantant pour se donner du courage, ne sont jamais revenus fouler leur terre nourricière, et c’est pour eux et en pensant à eux, que j’écris ces lignes.

Je ne vais pas m’étendre sur ces quatre années de guerre car tout le monde a eu l’occasion de lire ou de voir des documentaires télévisuels sur le sujet.

Je veux juste rappeler les principales batailles et offensives européennes, des combats meurtriers en pertes humaines, qui ont eu lieu pendant ces quatre années maudites.

ANNÉE 1914

Bataille des frontières (14 au 25 août 1914)

Première Bataille de la Marne (5 au 10 septembre 1914)

Première bataille d’Artois (1er au 26 octobre 1914)

Première bataille d’Ypres (11 octobre au 30 novembre 1914)

Première bataille de Champagne (10 décembre 1914 au 17 mars 1915)

ANNÉES 1915, 1916, 1917

Bataille de Neuve-Chapelle (10 au 13 mars 1915)

Seconde bataille d’Ypres (22 avril au 25 mai 1915)

Seconde bataille d’Artois (16 mai au 30 juin 1915)

Offensive de l’Argonne (20 juin au 4 juillet 1915)

Seconde bataille de Champagne (25 septembre au 6 novembre 1915)

Bataille de Loos (25 septembre au 8 octobre 1915)

Première bataille de la Somme (1er juillet au 18 novembre 1916)

Bataille de Verdun, offensive allemande (21 février au 18 décembre 1916)

Bataille de Verdun, contre-offensive française (24 octobre au 18 décembre 1916)

Bataille d’Arras (9 avril au 15 mai 1917)

Offensive du Chemin des Dames (16 au 20 avril 1917)

Bataille de Messines (7 au 14 juin 1917)

Troisième bataille d’Ypres (31 juillet au 10 novembre 1917)

Bataille de Cambrai (20 novembre au 10 décembre 1917)

ANNÉE 1918

Offensive Michael (21 mars au 5 avril 1918)

Offensive Georgette (vallée de la Lys) (9 au 29 avril 1918)

Offensive Blücher-Yorck (27 mai au 17 juin 1918)

Offensive Gneisenau (9 au 13 juin 1918)

Seconde bataille de la Marne (15 au 19 juillet 1918)

Offensive devant Amiens (8 août au 4 septembre 1918)

Offensive contre la Ligne Hindenburg (26 août au 12 octobre)

Offensive de Saint-Mihiel (12 au 16 septembre 1918)

Offensive Meuse-Argonne (26 septembre au 11 novembre 1918)

Offensive des Flandres (28 septembre au 11 novembre 1918)

Offensive de Picardie (17 octobre au 11 novembre 1918)

Il m’est impossible d’imaginer ce que mes deux arrière grands-pères et les autres soldats que l’on nommait « poilus » ont pu endurer comme souffrances dans les tranchées, les sens toujours en alerte pour ne pas mourir.

Pourquoi employer ce terme de « poilus » pour désigner les soldats de la première guerre mondiale? En fait les hommes poilus étaient autrefois un symbole de l’homme viril, courageux et téméraire. Ce mot de l'argot militaire français a été employé bien avant la Première Guerre Mondiale. En effet, le surnom provient d'une vieille expression française "un brave à trois poils", et on retrouve une expression plus ou moins similaire lors des guerres Napoléoniennes du début du XIXème siècle, où les soldats de l'Armée française étaient surnommés tout simplement "les hommes", le poilu étant alors un symbole de virilité.

Depuis cette guerre atroce, La France a connu trois autres évènements aussi cruels, l’un sur son sol lors de la seconde guerre mondiale(1939-1945) et les deux autres, loin de son sol, dans les colonies lointaines de L’Indochine (1946-1954) et de l’Algérie (1954-1962). Il est important de rappeler que les natifs de St Romain en Jarez n’ont pas été épargnés dans ces conflits guerriers.

Pour en revenir à nos « poilus », cela fait plus de cent ans, qu’on énumère leurs noms, chaque année, lors de la cérémonie du 11 novembre, célébrant l’armistice de 1918, des noms inconnus pour les plus jeunes générations, qui ne connaissent rien d’eux et n’ont pas conscience que ces jeunes gens avaient eu une enfance, et envisageaient une existence heureuse avec un travail, une fiancée, une épouse et des enfants et que pour certains, cela n’aura jamais été possible, ayant été fauchés dans leur vingtaine ou leur trentaine.

Même moi, qui ai désormais plus de 60 ans, je n’avais jamais pensé que parmi ces morts, certains avaient un lien avec mon histoire familiale, et c’est en faisant mes recherches, que je l’ai découvert. En effet, parmi les soldats décédés, il y avait deux jeunes gens, deux frères, cousins germains de mon grand-père paternel, un autre était le demi-cousin germain de mon arrière-grand-père maternel, lui-même vétéran de cette guerre et un autre était cousin au 2ème degré de mon arrière-grand-père paternel, lui aussi survivant de ce massacre Inutile de vous dire à quel point mon cœur s’est serré pour toutes ces mères, tous ces pères aimants qui devaient faire le deuil d’enfants chéris.

Le village perd son premier enfant dès les premiers jours de la guerre.

Morts pour la France en 1914

Monument aux morts st romain en jarez loire 10 annee 1914

Pierre Marie PERRICHON n’a pas encore 27 ans lors de son décès. Il est né à Larajasse dans le Rhône le 23 octobre 1887, fils de Jean Pierre PERRICHON, cultivateur aux Brosses, L’Aubépin, Larajasse et Antoinette BONJOUR. Il est incorporé comme soldat 2ème classe au 52ème régiment d’infanterie (52e RI) matricule 2851 au Corps classe 1907, matricule 1894 au recrutement de St Etienne (Loire). Il a disparu le 18 août 1914 à Meisengott en Alsace, Département du Bas Rhin, des suite de ses blessures de guerre. (source fiche militaire Ministère des Armées-Mémoire des Hommes).

Sur sa fiche militaire, registre matricule 1894, il est indiqué qu’en 1907, il est cultivateur et demeure chez ses parents à St Romain en Jarez. Concernant les circonstances de son décès il est « Signalé sur une liste officielle allemande JMB 127 indiquant plaque provenant d’un soldat tombé, recueillie par la municipalité de Meisengott, avis ministériel de décès BR Fn 37885 du 20 septembre 1917. Décès fixé au 18 août 1914 à Meisengott par jugement déclaratif rendu le 3 juin 1920 par le Tribunal Civil de St Etienne, transcrit sur les registres d’état civil de la Mairie de  St Romain en Jarez (Loire) le 3 juillet 1920.

Avis ministériel du 24 décembre 1920 ». (source archive militaire registre matricule classe 1907 matricule 1894).

La commune de Meisengott est devenue Maisonsgoutte dans le Bas Rhin (67280), depuis cette époque.

Pierre Marie PERRICHON est inhumé à Villé dans le Bas Rhin, Nécropole Nationale, ossuaire 2. (source MemorialGenWeb réf 6273077).

Perrichon pierre marie memoire des hommes archives i760658r

Jean Marie VIRISSEL, est à peine majeur lorsque il décède âgé de 21 ans et 3 mois. Il est né le 28 mai 1893 à St Romain en Jarez, fils de Claude Marie Joseph VIRISSEL, propriétaire cultivateur au bourg de St Romain, et de Jeanne Claudine BONJOUR. Il est soldat 2ème classe au 158ème régiment d’infanterie (158e RI), matricule 7441 au Corps classe 1913, matricule 320 au recrutement de St Etienne (Loire). En 1913, il est cultivateur et demeure chez ses parents à St Romain en Jarez lorsqu’il est incorporé pour le service militaire. Il est mort le 25 août 1914 à l’Hôpital de Baccarat en Meurthe et Moselle des suites de ses blessures de guerre. Sur la fiche militaire (site Ministère des Armées-Mémoire des Hommes), il est indiqué que l’acte de décès a été dressé le 5 septembre 1914 mairie de Baccarat.

Jean Marie VIRISSEL est inhumé à Badonviller en Meurthe et Moselle (54040) tombe 958 (source MemorialGenWeb référence 6273099).

Virissel jean marie memoire des hommes archives k741031r

Joanny RIVOIRE n’a jamais atteint ses 30 ans. Il a 29 ans et demi lorsque la mort vient le faucher loin de chez lui. Il est né le 17 février 1885 à Larajasse (Rhône), fils de Claude Antoine Marie RIVOIRE cultivateur à Bellaigue Larajasse, et de Philippe (Philippa) Etiennette BÉNIÈRE. Il est lui aussi soldat 2ème classe au 238ème régiment d’infanterie (238e RI), matricule 018 706 au Corps, classe 1905, matricule LM/223 au recrutement de St Etienne (Loire). Il est décédé le 9 septembre 1914, des suites de ses blessures de guerre, à l’hôpital (auxre 104 pour auxiliaire ?)) à Dreux en Eure et Loir. Son décès  été transcrit à St Romain en Jarez (dernier domicile).

Joanny RIVOIRE est inhumé à Dreux en Eure et Loir (28134) carré militaire de l’ancien cimetière communal, carré 4, rang 10, tombe 7 (source MémorialGenWeb référence 6273088).

Rivoire joanny memoire des hommes archives j470710r

Jean Marie PERRICHON dit Joannès n’a jamais fêté son quart de siècle car il est mort à 24 ans et 4 mois environ. Il est né à Valfleury (Loire) le 27 avril 1890, fils de Jean Claude PERRICHON cultivateur de la Baronnière Valfleury, et de Marie Philomène VORON. Il est soldat 2ème classe au 133ème régiment d’infanterie (133e RI), matricule 067210 au Corps classe 1910, matricule 101 au recrutement de St Etienne (Loire). Il meurt le 16 septembre 1914 à Ban-de-Sapt La Fontenelle dans les Vosges. Sur la fiche (site Ministère des armées-Mémoire des Hommes), il est mentionné qu’il est « tué à l’ennemi » et son corps repose sans doute à la nécropole nationale de la Fontenelle (supposition hypothétique mais sans doute conforme à la réalité). Son décès a été transcrit le 10 novembre 1915 à St Romain en Jarez (Loire). La fiche militaire du matricule 101 classe 1910 indique que Jean Marie PERRICHON est cultivateur et domicilié chez ses parents à St Romain en Jarez lieu de la Peraya, lorsqu’il est incorporé en 1910, pour faire son service militaire. Il a ensuite été « rappelé à l’activité par l’ordre de mobilisation du 1er août 1914, arrivé au 133ème régiment d’infanterie et soldat de 2ème classe le 2 août 1914. Décédé du 30 août au 10 septembre 1914 à un combat du Col des Journeaux et Tête de Betonille, tué à l’ennemi ». (source archives départementales militaires, registre des matricules de St Etienne).

Perrichon jean marie memoire des hommes archives i760639r

Pierre Marie PERRICHON (de Marcenod donc pourquoi figure t’il sur le monument aux morts de St Romain en Jarez ?) avait 28 ans soit un an de plus que son homonyme cité ci-dessus, lors de son décès. Il est né le 25 juin 1886 à Marcenod (Loire) fils de Jean Baptiste Louis PERRICHON cultivateur domicilié à la Thomassière, commune de Marcenod et de Marie Philomène VACHON. Il est l’époux de Marie Claudette Joséphine GOY, avec laquelle il s’est marié le 6 avril 1913 à Marcenod. Lors de son service militaire en 1906, sa fiche militaire matricule 1558, recrutement Montbrison indique qu’il est cultivateur et domicilié chez ses parents à Marcenod. Il est aussi mentionné qu’il est rappelé à l’activité le 1er août 1914, arrivé au corps le 4 août 1914 et tué à l’ennemi le 26 septembre 1914 à Confrécourt dans l’Aisne, actuellement Berny-Rivière (02071) (source fiche registre matricule 1558 Montbrison). La fiche militaire du Ministère des Armées-Mémoire des Hommes précise les date et lieu du décès et qu’en suite de cela un jugement a été rendu le 12 décembre 1917 par le tribunal de St Etienne, lequel a été transcrit le 12 février 1918 à Marcenod (Loire).

Perrichon pierre marie 28 ans marcenod memoire des hommes archives i760659r

Jean Marie THOUILLEUX a quant à lui fêté son quart de siècle mais il est mort 5 mois plus tard, âgé de 25 ans et quelques mois. Il est né le 11 mai 1889 à Châtelus (Loire) fils de Jean Marie THOUILLEUX propriétaire cultivateur au lieu-dit les Bruyères à Châtelus, et Clémence THOLLY. Ses parents sont décédés lorsqu’il fait son service militaire en 1909. Sur sa fiche matricule 522, recrutement Montbrison, il est indiqué qu’il n’a pas de tuteur, qu’il est cultivateur et il n’est fait mention d’aucun domicile (ou vit-il à cette époque ? Châtelus sans doute) Il est soldat 2ème classe au 75ème régiment d’infanterie (75e RI), matricule 09101 au Corps classe 1909, matricule 522 au recrutement de Montbrison (Loire).Sur cette fiche matricule, il est précisé qu’il est rappelé à l’activité le 1er août 1914, arrivé au corps le 3 août 1914 et qu’il est porté disparu le 2 octobre 1914 à Lihons dans la Somme. Le décès a été fixé au 2 octobre 1914 par un jugement déclaratif du  2 décembre 1920 par le Tribunal de St Etienne (Loire). La fiche militaire du Ministère des Armées-Mémoire des hommes reprend les mêmes informations avec la mention « tué à l’ennemi » et rajoute que le jugement déclaratif a été transcrit le 22 janvier 1921 à St Romain en Jarez (Loire).

Jean Marie THOUILLEUX est inhumé à Saint-Dié-des-Vosges (88413) Nécropole Nationale Les Tiges, carré B, tombe 755 (source MémorialGenWeb référence 6243509).

Thouilleux jean marie memoire des hommes archives k250913r

Antony Eugène MONTEILLER a 35 ans au moment de sa mort. Il est né le 31 mars 1879 à St Romain en Jarez (Loire), fils de Etienne MONTEILLER propriétaire cultivateur à la Péraya, et de Stéphanie MAZENOD. Il est l’époux de Perrine BROSSE avec laquelle il s’est marié le 22 août 1900 à Valfleury (Loire) selon la mention portée sur son acte de naissance, mais je n’ai pas pas d’autre renseignement à son sujet. Il est incorporé en tant que soldat au 298ème régiment d’infanterie (298e RI) matricule B 5362 au Corps classe 1899, matricule 1510 au recrutement de St Etienne (Loire). Sa fiche militaire précise qu’il est cultivateur et vit chez ses parents à St Romain en Jarez lors de son service militaire. J’ai noté aussi une particularité, sa taille, 1m79 ce qui pour l’époque était très rare, la taille moyenne des hommes étant de 1m60 à 1m65 et pour certains, même en dessous de 1m60. Comme la plupart des réservistes, il a été rappelé à l’activité par l’ordre de mobilisation générale du 1er août 1914 ,  Il est arrivé au 102ème régiment territorial d’infanterie le 3 août 1914, en tant que soldat 2ème classe, passé au 105ème régiment d’infanterie à Riom le 19 septembre 1914, puis au 298ème régiment d’infanterie le 30 septembre 1914. Il est décédé le 31 octobre 1914, à Vingré dans l’Aisne, déclaré « tué à l’ennemi ». l’acte a été transcrit le 20 mai 1915 à St Romain en Jarez (Loire).

Antony Eugène MONTEILLER est inhumé à Ambleny (02011), Nécropole nationale le Bois Roger, carré C, tombe 502 (source MémorialGenWeb référence 6273066).

Monteiller antony eugene memoire des hommes archives i140875r

Jean Claude GEAY est bien jeune lui aussi lors de son décès à presque 27 ans et 10 mois. Il est né le 26 février 1887 à Larajasse (Rhône), fils de Marie Joseph GEAY et de Clotilde RULLY. Il est l’époux de Maria GRÉGOIRE avec lequel il a eu un enfant. Je n’ai ni la date ni le lieu de leur mariage mais en faisant d’autres recherches j’ai appris que sa veuve s’est remariée deux fois, d’abord avec Antoine PERRET, puis avec Mathieu DORIER. Jean Claude, époux et père de famille se retrouve incorporé en tant que soldat 2ème classe au 286ème régiment d’infanterie (286e RI), matricule 02174 au Corps, classe 1907, matricule 1130 au recrutement du Puy (Le Puy en Velay Haute Loire) (source Ministère des armées-mémoire des hommes), mais en fait il y a eu erreur de transcription car le bureau de Recrutement est Montbrison (Loire), matricule 113, classe 1907. Sa fiche militaire précise que lors de son service militaire en 1907, il est cultivateur et domicilié chez ses parents à Marcenod (Loire). Il a été rappelé à l’activité suite à l’appel de mobilisation générale le 1er août 1914, arrivé au Corps le 3 août 1914. La fiche militaire matricule indique qu’il est décédé le 6 janvier 1916 à Seicheprey sur le champ de bataille alors que sur la fiche militaire du ministère des armées, il est mort le 12 décembre 1914 à Seicheprey en Meurthe et Moselle, des suites de ses blessures de guerre. Un jugement a été rendu par le Tribunal de St Etienne le 27 mars 1919 et ce jugement a été transcrit le 26 avril 1919 à St Romain en Jarez. Sur le monument aux morts de St Romain en Jarez, son nom figure parmi ceux de 1914.

En dehors des incohérences du bureau de recrutement et de la date de décès entre les deux fiches archives militaires, tous les autres renseignements sont concordants (date et lieu de naissance, nom des parents).

Jean Claude GEAY est inhumé à Flirey (54200) Nécropole Nationale tombe 896.

Geay jean claude memoire des hommes archives f251007rMorts pour la France en 1915

Monument aux morts st romain en jarez loire 10 bis 1915

Jean Claude BENOIT venait d’avoir 33 ans depuis 3 mois lors de son décès. Il est né le 17 décembre 1881 à St Romain en Jarez (Loire), fils de Jacques BENOIT, fermier à la Poyardière et de Marie Claudine BOUTEILLE. Il est l’époux de Marie Benoite VACHON avec laquelle il s’est marié le 14 novembre 1906 à Larajasse (Rhône). Il demeure au hameau de La Mure à Larajasse en 1907 et il est cultivateur lors de son recrutement. Selon sa fiche matricule (archives départementales militaires) il est indiqué que lorsqu’il fait son service militaire en 1901, son père est toujours domicilié à St Romain en Jarez mais sa mère est déjà décédée. En 1914 il est soldat 2ème classe au 157ème régiment d’infanterie (157e RI) matricule 01207 au Corps classe 1901, matricule 102 au recrutement de St Etienne (Loire). Il a été rappelé lui aussi à l’activité par l’ordre de mobilisation générale du 1er août 1914. Il est mort le 7 avril 1915 à Flirey en Meurthe et Moselle, déclaré « tué à l’ennemi ». L’acte a été transcrit le 12 août 1915 à St Romain en Jarez (Loire). Il a reçu une médaille militaire à titre posthume. Sur sa fiche matricule il est fait mention qu’il était un  « soldat courageux, tombé le 7 avril 1915 devant Flirey ».

En plus d’être inscrit sur le monument aux morts de St Romain en Jarez, son nom est mentionné sur la plaque de l’église de La Mure ainsi que sur le monument aux morts de La Mure à Larajasse, et sur une tombe familiale au cimetière de La Mure. (source MémorialGenWeb référence 6754304).

Benoit jean claude memoire des hommes archives b801206r

Jean Marie BLANCHERY dit Marius n’a que 35 ans lors de son décès. Il est né à St Romain en Jarez le 10 novembre 1880, fils de Marie Michel BLANCHERY et de Jeanne BOURLHIONNE. Son acte de naissance indique qu’il s’est marié avec Mariette MAZENOD en date du 9 février 1907 à St Romain en Jarez. Lorsqu’il fait son service militaire en 1901, sa fiche matricule indique qu’il est cultivateur et domicilié chez ses parents à St Romain en Jarez. Il est soldat 2ème classe, matricule 010389 au Corps, classe 1900, matricule 1178 au recrutement de St Etienne. La fiche matricule (source archives départementales militaires) indique qu’il a été rappelé à l’activité par l’ordre de mobilisation générale du 1er août 1914. Arrivé au 13ème escadron du train des équipes le 12 août 1914 et soldat de 2ème classe ledit jour. Passé au 16ème régiment d’infanterie le 17 septembre 1914. Tué à l’ennemi le 26 avril 1915, sans indication de lieu. Au paragraphe des blessures-citations-décorations, il est mentionné qu’il a eu la médaille militaire à titre posthume, « a toujours servi en brave et excellent soldat, donnant en toutes circonstances la valeur de son dévouement, tombé glorieusement pour la France le 26 avril, 26 étant rayé pour indiquer le 27 avril 1915, croix de guerre avec étoile de bronze ». La fiche militaire du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) indique qu’il est mort le 27 avril 1915 à Villeneuve St Germain dans l’Aisne, « tué à l’ennemi ». L’acte de décès a été transcrit à la commune de St Romain en Jarez le 20 juin 1915.

Jean Marie BLANCHERY dit Marius est inhumé à Villeneuve Saint Germain (02805), cimetière communal, tombe 15 (le long du mur Est, du Nord au Sud) (source MémorialGenWeb référence 6000995). Il est aussi précisé qu’il a été inhumé en 1915 par un aumônier de Laval, et la mention du décès dans le registre de l’aumônier militaire est en date du 26 avril 1915.

Blanchery jean mariememoire des hommes archives c070241r

Barthelemy MAZENOD est lui aussi un peu plus âgé que les autres soldats, puisqu’il a quand même 41 ans lors de la mobilisation du 1er août 1914. En effet il est né le 11 octobre 1873 à St Romain en Jarez, fils de Jean Marie MAZENOD, veloutier au bourg de St Romain et de Etiennette COMBE. Il devait sans doute être célibataire, ce qu’on appelait autrefois un « vieux garçon » car il n’est fait mention d’aucun mariage en marge de son acte de naissance. Lorsqu’il fait son service militaire en 1893, il est cultivateur et domicilié chez ses parents. Sa fiche matricule (source archives départementales militaires) indique qu’il a été rappelé à l’activité le 1er août 1914, arrivé au 102ème régiment d’infanterie le 13 août 1914, soldat de 2ème classe, et qu’il est décédé le 17 mai 1915 à Baesinghe, "tué à l’ennemi", avis ministériel du 12 juin 1915. La fiche militaire du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise que son numéro matricule est de 13937 au Corps, classe 1893, matricule 1482 au recrutement de St Etienne, mort pour la France à Basinghe (Belgique) "tué à l’ennemi". L’acte de décès a été transcrit à la commune de St Romain en Jarez le 2 Octobre 1915.

Pour information, Basinghe serait Boezinge, province de Flandre Occidentale en Belgique (source MémorialGenWeb référence 6273061).

Mazenod barthelemy memoire dese hommes archives h820164r

Pierre Marie GUICHARD dit Pétrus, n’a même pas 28 ans et demi lors de sa mort.. Il est né à St Romain en Jarez le 26 décembre 1886, fils de Laurent GUICHARD, propriétaire de la Trivolinière à St Romain et de Marie Josèphte VIAL. J’ai quelques infos supplémentaires, par rapport aux autres soldats puisque sa mère est la sœur utérine de ma trisaïeule Marie FONT épouse de Joseph MOULIN, et par conséquence lui-même est « demi » cousin germain de mon arrière-grand-père Jean Pierre dit Joanny MOULIN. D’après mes recherches, il est le quatrième d’une fratrie de cinq enfants mais il se peut que d’autres enfants aient été oubliés. Lors de son service militaire en 1906, il est cultivateur et domicilié chez ses parents. Sa fiche militaire matricule 1376 (source archives départementales militaires) indique qu’il est arrivé au 118ème régiment d’infanterie le 1er décembre 1914, passé au 97ème régiment d’infanterie le 13 mars 1915, décédé « tué à l’ennemi » le 10 juin 1915 devant Souchez (avis du ministère de la Guerre du 9 juillet 1915). La fiche du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il est matricule 01418 au Corps, classe 1906, matricule 1376 au recrutement de St Etienne, qu’il a été « tué à l’ennemi » devant Souchez, (Pas de Calais) et que l’acte de décès a été transcrit à la commune de St Romain en Jarez le 8 août 1915 registre d’état civil 134/184.

Guichard pierre marie memoire des hommes archives f711193r

Pierre JASSERAND de Crevieux, hameau ayant la particularité de dépendre de la commune de Valfleury (Loire) sur le plan civil et de la paroisse de St Romain en Jarez sur le plan religieux. Il en était ainsi lorsque j’étais enfant donc je pense qu’en 1914, cela fonctionnait de la même manière, ce qui fait que Pierre JASSERAND est mentionné sur les deux monuments aux morts, celui de Valfleury et celui de St Romain en Jarez.

Il est né le 14 avril 1875, fils de François JASSERAND, propriétaire domicilié à Crévieux (Valfleury) et de Marie Louise JASSERAND. Lors de son service militaire en 1895, matricule 1742 St Etienne (source archives départementales militaires), il est cultivateur à Valfleury, domicilié chez ses parents. La décision du conseil de révision l’affecte aux services auxiliaires pour une pointe de hernie à droite. Pourtant en 1914, il est reconnu apte au service par décision du 29 décembre 1914, prise par la commission de réforme de St Etienne. Il arrive au corps le 1er février 1915, âgé de pratiquement 40 ans et il meurt le 12 juin 1915 au Hameau des quatre vents (commune d’Estrée Cauchy, avis ministériel 23 au 24 juin 1915, inhumé Estrée Cauchy Pas de Calais tombe 173, transféré à Ablain Saint Nazaire (arrondissement d’Arras) le 10 juillet 1922, tombe 11342, nécropole nationale de Notre Dame de Lorette. La fiche militaire du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes), précise qu’il est soldat 2ème classe au 279ème régiment d’infanterie, matricule 1737 au Corps classe 1895, matricule 1249 au recrutement de St Etienne (ce qui est une erreur car en fait le bon numéro matricule est le 1742), qu’il est mort pour la France au hameau des quatre vents, commune d’Estrée Cauchy (Pas de Calais) des suites de ses blessures de guerre. L’acte de décès a été transcrit le 3 août 1915 à Valfleury (Loire) numéro registre état civil 99/63.

Pierre JASSERAND est inhumé à la Nécropole Nationale de Notre Dame de Lorette à Ablain Saint Nazaire (62001), carré 55, rang 10, tombe 11178 (source MémorialGenWeb référence 5943401 pour Valfleury et 6273056 pour St Romain en Jarez).

Jasserand pierre valfleury memoire des hommes archives g210720r

Jean Marie BRUNET fait partie de ces jeunes gens qui sont sans doute passés du service militaire d’une certaine durée, au conflit armé de 1914. Il est né le 9 mars 1892 à St Romain en Jarez, fils de Jean Pierre BRUNET, cultivateur aux Vignes à St Romain et de Jeanne JULIEN. Sa fiche matricule 144 (source archives départementales militaires) indique que lors de son service militaire, il est cultivateur, domicilié chez ses parents. Il est incorporé à compter du 10 octobre 1913, arrivé au Corps ledit jour. Il est décédé le 28 juin 1915 à Hersin Compigny, Ambulance numéro 2, des suites de ses blessures de guerre. Dans le paragraphe blessures et citations, il est précisé qu’il a été blessé le 27 juin 1915 à Notre Dame de Lorette près de Souchez (Pas de Calais), Mention, lettres de félicitations, récompenses diverses. La fiche militaire du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il est soldat 1ère classe au 17ème régiment d’infanterie (17ème RI), numéro matricule 5075 au Corps, classe 1912, matricule 144 au recrutement de St Etienne, et qu’il est mort pour la France le 28 juin 1915 à Hersin (Pas de Calais) ambulance numéro 2, des suites de ses blessures de guerre. L’acte de décès a été transcrit à la commune de St Romain en Jarez le 14 septembre 1915.

Jean Marie BRUNET est inhumé à Hersin-Coupigny (62443), au carré militaire « HERSIN », tombe 271 (source MémorialGenWeb référence 6360389).

Brunet jean marie memoire des hommes archives c640203r

Jean Marie POMÉON n’a que 21 ans et demi lors de son décès. Il est né à St Romain en Jarez le 10 décembre 1894, fils de Jean POMÉON, forgeur demeurant au bourg de St Romain et de Marie Claudine IMBERT. Lorsqu’il part faire son service militaire, l’année de la guerre en 1914, il est forgeur et vit chez ses parents. Sa fiche matricule 564 (source archives départementales militaires) indique qu’il est incorporé et arrivé au Corps le 7 septembre 1914, passé au 11ème bataillon de chasseurs à pieds le 8 décembre 1914, mort pour la France le 30 juillet 1915 à Baerenkopf. La fiche militaire du ministre des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il est soldat 2ème classe au 11ème bataillon chasseurs  (mot suivant illisible),numéro matricule 5870 au Corps, classe 1914, matricule 564 au recrutement de St Etienne, mort pour la France le 30 juillet 1915 à Barrenkopf (Alsace), « tué à l’ennemi ». L’acte de décès a été transcrit le 22 novembre 1915 à la commune de St Romain en Jarez.

Pomeon jean marie memoire des hommes archives j020001r

Pierre Louis LAURENT dit Louis est le plus jeune des soldats de la commune mort pour la France pendant la guerre de 1914-1918. En effet il  n’a que 20 ans, lors de son décès. Il est né le 13 janvier 1895, à St Romain en Jarez, fils de Jean Claude LAURENT propriétaire cultivateur au Perrot, hameau de St Romain et de Marie Philomène PERRICHON. Lorsqu’il est incorporé le 17 décembre 1914, il est cultivateur et maçon, domicilié chez ses parents. D’après da fiche matricule 162, (source archives départementales militaires), il arrive au Corps le même jour que son incorporation soit le 17 décembre 1914 et il est mort pour la France le 20 août 1915 au Lingekoff. Avis du ministère du 11 septembre 1915, passé au 27ème bataillon des chasseurs le 3 juillet 1915. La fiche militaire du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il est soldat 2ème classe venu du 30ème BCI, qu’il appartient au Corps du 27ème BCA (bataillon chasseurs alpins), numéro matricule 6425 au Corps, classe 1915, matricule 162 au recrutement de St Etienne, mort pour la France le 20 août 1915 au Lingekopf Haut Rhin, « tué à l’ennemi ». l’acte de décès a été transcrit le 2 janvier 1916 à la commune de St Romain en Jarez, numéro registre état-civil 418-77.

Laurent pierre louis memoire des hommes archives g741206r

Antoine ESCOT mentionné à tort comme Claude ESCOT sur le monument aux morts car Claude est son frère, qui lui est revenu de la guerre, ce qui m’a été confirmé par le petit fils de Claude.

Antoine ESCOT est né le 11 août 1874 à St Romain en Jarez, fils de Pierre ESCOT, propriétaire cultivateur domicilié aux Trois Pierres à St Romain, et de Marguerite MONTALAND. Dans la mention en marge dudit acte de naissance, il est précisé qu’il a contracté mariage à La Cula le 4 février 1910 avec Marie Antoinette MAYÈRE. Lors de son service militaire en 1894, il est cultivateur et demeure chez ses parents à St Romain en Jarez.

Sa fiche militaire (source archives départementales militaires) indique que son matricule est le numéro 261 du recrutement de St Etienne. Lors de son incorporation en 1914, il réside à St Genis Terrenoire (Loire) avec son épouse, et il a déjà 40 ans. .A l’instar des autres soldats réservistes, il a été rappelé à l’activité par l’ordre de mobilisation générale du 1er août 1914, arrivé au 102ème régiment d’infanterie le 3 août 1914. Sa fiche précise qu’il a été tué le 15 octobre 1915, des suites de blessures de guerre à Noeux Les Mines. La fiche militaire du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes), indique qu’il est soldat de 1ere classe au 112ème territorial d’infanterie, matricule 15526 au Corps, classe 1894, matricule 261 au recrutement de St Etienne, mort pour la France le 15 octobre 1915 à Noeux les Mines (Pas de Calais), décédé des suites de blessures de guerre. L’acte de décès a été transcrit à St Genis Terrenoire (dernier domicile connu).

D’après le relevé du site MémorialGenWeb, Antoine ESCOT est inhumé à Noeux les Mines (62617), carré militaire du cimetière communal, tombe 596.

Par contre sur la fiche matricule, il est indiqué qu’il est inhumé Tombe 823 liste JH 2978 du 29 février 1919 notifié le 4 mars 1919.

Il est plus probable que le relevé récent de MémorialGenWeb indique le bon lieu d’inhumation (source MémorialGenWeb référence 6254073).

Note rajoutée le 19 juin 2022 : Lorsque j'ai écrit cet article, je n'avais pas fait de rapprochement avec ma propre généalogie, mais j'ai découvert depuis qu'Antoine ESCOT était cousin au 2ème degré avec Jean Baptiste FONT, mon trisaïeul paternel et Marie FONT épouse MOULIN, ma trisaïeule maternelle, par les MONTALAND, donc je rajoute cette mention, puisque j'ai indiqué tous les soldats morts au combat entre 1914 et 1918, qui avaient un lien, même lointain avec ma propre histoire familiale.

Escot antoine memoire des hommes archives e610484rMorts pour la France en 1916

Monument aux morts st romain en jarez loire 15 1916

Marie François DUBOEUF dit François perd la vie âgé de 23 ans seulement. Il est né à St Christo en Jarez (Loire) le 18 avril 1892, fils de Antoine Marie DUBOEUF, domicilié au bourg de St Christo et de Marie Antoinette VEILLON, lesquels vont sans doute déménager à St Romain, puisque lors de son service militaire en 1912, il est cultivateur et domicilié avec sa mère à St Romain, son père étant décédé. Sa fiche matricule 188 (source archives départementales militaires) indique qu’il est incorporé à compter du 11 août 1914, appelé par l’ordre de mobilisation, arrivé au Corps le 12 août 1914 et décédé le 30 mars 1916 de ses blessures de guerre à l’hôpital temporaire de Revigny. Une mention suit littéralement relatée « OFF.AG 518 du 16 avril 1916 ». La fiche militaire du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il était soldat 2ème classe incorporé au 17ème régiment d’infanterie (17ème RI, 3 b (pour bataillon ?) numéro matricule 6424 au Corps, classe 1912, matricule 188 au recrutement de St Etienne, mort pour la France le 30 mars 1916 à Revigny (Hôpital temporaire)(Meuse) des suites de ses blessures de guerre. L’acte de décès a été transcrit le 12 septembre 1916 à la commune de St Romain en Jarez, registre d’état civil 397.

Marie François DUBOEUF est inhumé à Revigny sur Ornain (55427) Nécropole Nationale tombe 300.

Duboeuf marie francois memoire des hommes archives e290060r

Claude Marie DESVIGNES dit Marius a un profil différent des autres soldats saint romanaires. En effet c’est un gradé qui a un niveau d’instruction supérieur aux autres et un parcours « scolaire » différent, ce qui devait être assez rare dans une commune rurale où la principale activité était l’agriculture et où le diplôme le plus élevé, était le certificat d’études, que tout le monde n’obtenait pas à cette époque, faute de capacités nécessaires. Il est né le 11 avril 1890 à St Romain en Jarez fils de Gabriel DESVIGNES, veloutier demeurant au bourg de St Romain et de Marguerite BESSY. Lorsqu’il est incorporé pour son service militaire en 1910, il vit à Avignon dans le Vaucluse et il est élève ecclésiastique. Son père demeure toujours à St Romain en Jarez et sa mère est décédée. Sa fiche militaire matricule 90 (source archives départementales militaires) indique qu’il s’est mis en route le 7 octobre 1911, arrivé au Corps ledit jour. Caporal le 26 février 1912, sergent le 25 septembre 1912, promu sous-lieutenant de réserve par décret du 27 mars 1913 au 157ème régiment d’infanterie pour prendre rang au 1er avril 1913. Maintenu sous les drapeaux par application de l’article 33 de la loi du 21 mars 1905, maintenu sur sa demande en vertu de la dépêche officielle du 10 novembre 1913. Promu lieutenant de réserve le 5 novembre 1914 par déclaration officielle du 20 novembre 1914. Promu capitaine de réserve à titre temporaire par déclaration officielle du 9 juin 1915 pour prendre rang au 3 juin 1915. Maintenu lieutenant de réserve à titre définitif par décret du 15 juillet 1915, à compter dudit jour, admis dans le cadre actif de l’infanterie, par décret du 20 juillet 1915 (JO (journal officiel) du 25 juillet 1915), avec le grade de lieutenant, pour prendre rang au 20 juillet 1915. Capitaine le (?) "tué à l’ennemi" le 1er avril 1916 au bois de Fays près de Brabant en Argonne (avis ministériel JM 3465 du 1er mai 1916). Dans le paragraphe Blessures et actions d’éclat, il est noté « cité à l’ordre de l’armée numéro 138 du 1er mai 1916, excellent officier qui s’est fait remarquer depuis le début de la campagne par sa bravoure et son énergie, chargé le 29 mars 1916, d’assurer avec sa compagnie, le ravitaillement des bataillons d’attaque, a rempli sa mission d’une façon remarquable, malgré les difficultés de toutes sortes et les tirs de barrage de l’artillerie ennemie, a été blessé mortellement deux jours après, dans son bivouac soumis à un bombardement ». Dans un autre paragraphe il est indiqué Régiment N°1519, par décret présidentiel du 23 juin 1920, paru au JO (journal officiel) en date du 17 juillet 1920, officier énergique et brave, mort pour la France le 1er avril 1916 devant Fayes, chevalier dans l’ordre de la légion d’honneur à titre posthume. Dans la fiche militaire du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) il est précisé qu’il était capitaine au 157ème régiment d’infanterie (157ème RI), numéro matricule 476 au Corps, classe 1910, matricule 90 au recrutement de St Etienne, mort pour la France le 1er avril 1916 au Bois de Pays (Meuse), « tué à l’ennemi ». L’acte de décès a été transcrit le 12 septembre 1916 à St Romain en Jarez.

Sur la fiche de Claude Marie DESVIGNES, sur le site MémorialGenWeb, il y a sa photo et il est apporté comme informations complémentaires, qu’il a fait l’école militaire d’infanterie de Saint Maixent l’Ecole, promotion 1905, légion d’honneur à titre posthume, et deux citations. (source MémorialGenWeb référence 6273030).

Desvignes claue marie capitaine guerre 14 18 photo bp 6273030

A la vue de son parcours d’étudiant, je remarque qu’en 1905, il était à l’école militaire mais qu’en 1910, il était élève ecclésiastique, ce qui pourrait sous-entendre que si la guerre de 1914-1918 n’avait pas eu lieu, il aurait pu avoir une carrière de prêtre ou d’évêque, voire plus, au lieu de mourir sur un champ de bataille, à seulement 25 ans.

Desvignes claude marie memoire des hommes archives e100466r

François CHARMET fait partie de la parenté de mon arrière-grand-père Jean Pierre FONT. En effet leurs deux grands-mères Fleurie et Jeanne Marie THOLLY sont sœurs jumelles. Il est né à Valfleury (Loire) le 19 mars 1882, fils de Etienne CHARMET, propriétaire cultivateur au lieu de la Blanchère et de Antoinette JABOULAY. Lorsqu’il fait son service militaire en 1902, il est dit sur sa fiche militaire, matricule 1762 qu’il est cultivateur à St Romain en Jarez, domicilié avec son père, sa mère étant décédée (source archives départementales militaires). Il est rappelé à l’activité par ordre de mobilisation générale du 1er août 1914, arrivé au 38ème régiment d’infanterie (38ème RI) le 12 août 1914, passé au 16ème régiment d’infanterie (16ème RI) le 1er juillet 1916, disparu le 25 octobre 1916 au sud du fort de Vaux (Meuse) (avis de disparition du ministère de la guerre numéro JO (journal officiel) 56P en date du 14 septembre 1918). Décès fixé au 25 octobre 1916 par jugement déclaratif rendu par le tribunal de St Etienne du 30 juin 1921. Médaille militaire à titre posthume JO du 31 août 1922. « brave soldat, a trouvé une mort glorieuse à l’attaque du fort de Vaux le 25 octobre 1916, croix de guerre et étoile d’argent ». La fiche militaire du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il était soldat de 2ème classe au 16 régiment d’infanterie, numéro matricule B/012318 au Corps classe 1902, matricule 762 au recrutement de St Etienne (en fait il y a eu une erreur et il m’a fallu chercher par le patronyme pour trouver la fiche matricule numéro 1762 au recrutement de St Etienne). La fiche du ministère des armées mentionne son décès le 25 octobre 1916 au sud du fort de Vaux (Meuse) « tué à l’ennemi ». elle rajoute qu’un jugement a été rendu le 30 juin 1921 par le tribunal de St Etienne, lequel a été transcrit à la commune de St Romain en Jarez le 25 juillet 1921.

Charmet francois memoire des hommes archives d070718rMorts pour la France en 1917

Monument aux morts st romain en jarez loire 15 bis 1917

Pierre Marie JULIEN est un cousin germain de mon grand-père paternel. Il est né le 17 août 1893; à St Romain en Jarez, fils de Jacques JULIEN, fermier demeurant au lieu de la Côte à St Romain et de Françoise BERNE. (le lieu-dit La Côte est dans le secteur de la Goutte sur le plan Cassini). Françoise BERNE, mère de Pierre Marie est la sœur aînée de mon arrière-grand-mère paternelle Francine. Lorsque Pierre Marie fait son service militaire en 1913, il est dit qu’il est cultivateur, domicilié à la Cula avec Pierre BERNE son tuteur, ses deux parents étant décédés. Pierre BERNE est son grand-père et mon trisaïeul. Sa fiche militaire matricule 182, (source archives départementales militaires) indique qu’il est incorporé et arrivé au Corps le 17 décembre 1914, passé au 157ème d’infanterie le 14 mai 1915, passé au 210ème régiment d’infanterie le 19 février 1917, évacué le 29 mars 1917 pour maladie, décédé le 29 septembre 1917, suite de maladie à l’hôpital maritime de Mandrier, déclaré mort pour la France. La fiche du ministère des armées (ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il était soldat 2ème classe au 210ème régiment d’infanterie (210ème RI), numéro matricule 18711 au Corps, classe 1913, matricule 182 au recrutement de St Etienne, mort pour la France le 29 septembre 1917 à l’hôpital maritime de St Mandrier (Var). L’extrait des registres de décès a été transmis à la commune de St Romain en Jarez (Loire) le 29 septembre 1917.

Pierre Marie JULIEN est inhumé à Saint Mandrier sur Mer (83153) à la Nécropole nationale, rang R, tombe 17.

Julien pierre marie memoire des hommes archives g340985r

Jean Pierre Marie GRANOTIER dit Pierre a 30 ans le jour où le tocsin sonne partout en France pour informer les citoyens de la déclaration de guerre. En effet il est né le 2 août 1884, à St Romain en Jarez, fils de Jean Gaspard GRANOTIER, cultivateur demeurant à la Place à St Romain, et de Françoise REYMOND. Le 7 février 1914, il épouse Françoise REYMOND (homonyme de sa propre mère mais est-elle une parente ? je ne sais pas). Les deux époux sont certainement dans l’allégresse et ne s’imaginent pas que 6 mois plus tard, ils vont être séparés par la cruauté de la guerre, pendant des jours,  des semaines, des mois, des années, et malheureusement pour certains d’entre eux, pour toujours. Au moment où il fait son service militaire, sa fiche matricule 1183 indique qu’ il est cultivateur domicilié chez ses parents à St Romain. Comme les autres réservistes, il est rappelé à l’activité par l’ordre de mobilisation générale du 1er août 1914, arrivé au 6ème régiment d’infanterie coloniale le 3 août 1914, (lendemain de ses 30 ans), soldat de 2ème classe, passé au 7ème régiment d’infanterie coloniale le 10 novembre 1916, passé au 22ème régiment d’infanterie coloniale le 14 septembre 1917, disparu le 13 octobre 1917 à CRAONNE (Aisne), avis ministériel numéro 9888F du 28 novembre 1917 (source archives départementales militaires). La fiche du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il est soldat au 22ème régiment d’infanterie coloniale, numéro matricule 6839 au Corps, classe 1904, matricule 1183 au recrutement de St Etienne, mort pour la France le 13 octobre 1917 à Craonne dans l’Aisne, porté disparu au combat. Un jugement déclaratif a été rendu le 27 octobre 1921 par le tribunal de St Etienne et transcrit le 17 novembre 1921 à la commune de St Romain en Jarez.

Granotier jean pierre marie memoire des hommes archives f570337r

La bataille de Craonne en 1917 a inspiré un chant révolutionnaire. Plusieurs variantes de la chanson sont attestées. Les paroles les plus connues sont celles publiées par Raymond Lefebvre en 1919 puis par Paul Vaillant-Couturier, lui-même issu d'une famille d'artistes lyriques parisiens, en 1934, avec de légères différences, celle de 1919 est parue dans La Guerre des soldats et celle de 1934 dans le journal Commune. L'écrivain anarchiste Henry Poulaille, soldat sur le Chemin des Dames, publie quant à lui, en 1937 une variante dans Pain de soldat :1914-1917. En fait les deux chansons sont identiques sauf pour la dernière ligne du 2ème couplet. Dans la première version, le couplet se termine par « Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes » au lieu de «Nos pauvr' remplaçants vont chercher leurs tombes ». 

Annee 1917 chanson de craonneMorts pour la France en 1918

Monument aux morts st romain en jarez loire 15 1918

Jacques Philibert TISSOT est à peine majeur lorsqu’il meurt à 21 ans et demi. Il est né le 23 août 1896 à Valfleury (Loire) fils de Pierre Marie TISSOT, journalier domicilié à La Baronnière à Valfleury (limitrophe avec St Romain en Jarez) et de Marie Etiennette DUPLAN. En pleine guerre, l’année 1915, il a 19 ans et va faire son service militaire directement dans les tranchées d’où il ne reviendra pas. Sa fiche matricule 2238 (source archives départementales militaires) indique qu’il est cultivateur à St Romain en Jarez (Aux Trois Pierres apparemment) au moment de son enrôlement et que ses parents sont domiciliés à La Talaudière (Loire). Il est incorporé et arrivé au Corps le 9 avril 1915, tué à l’ennemi le 13 février 1918, par balles, au secteur de Baléon, commune de Mesnil les Hurlus (Marne). Avis ministériel du 27 février 1918, numéro 8778. Secours immédiat de 150 francs, payé le 2 juin 1918 à Monsieur Jacques DUPLAN, son grand-père à St Romain en Jarez (Loire). Dans le paragraphe Blessures et Citations il est mentionné « MO/Don N°241 du 27 février 1918, jeune cavalier d’un courage au-dessus de toute éloge, durant l’opération du 13 février 1918, a été mortellement atteint en se portant résolument à l’attaque d’une mitrailleuse ennemie en action (croix de guerre, étoile d’argent) ». Il est rajouté une autre mention en date du 19 mai 1918, rappelant des faits de 1917 « le 21 octobre 1917, servant un obusier stokes ( ?) pendant l’exécution d’un coup de main, a assuré le service de sa pièce avec un courage admirable, voyant tomber autour de lui, tués ou grièvement blessés, les autres servants ». Médaille militaire à titre posthume. La fiche du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes » précise qu’il était soldat 2ème classe au 16 régiment d’infanterie (16ème RI), numéro matricule 3058 au Corps, classe 1916, matricule 2258 au recrutement de St Etienne, mort pour la France le 13 février 1918 à Mesnil les hurlus, (Marne) « tué à l’ennemi ». L’acte de décès a été transcrit le 3 août 1918 à la commune de St Romain en Jarez.

Tissot jacques philibert memoire des hommes archives k300014r

Jean Marie JULIEN, frère de Pierre Marie JULIEN, décédé en 1917, est par conséquent lui aussi un cousin germain de mon grand-père paternel. Il est né le 9 novembre 1894, à La Cula (Loire) fils de Jacques JULIEN, cultivateur demeurant à Tapigneux, à La Cula et de Françoise BERNE, sœur de mon arrière-grand-mère Francine comme dit précédemment. Lorsque il est en âge de  faire son service militaire, l’année de la guerre, sa fiche matricule 493 (source archives départementales militaires) indique qu’il est minotier à Valfleury, et que ses deux parents sont décédés.

Il est incorporé au 30ème régiment d’infanterie à compter du 17 décembre 1914, arrivé au Corps le 17 décembre 1914, soldat 2ème classe, passé à la 26ème compagnie le 27 mai 1915, passé au 99ème régiment d’infanterie le 25 novembre 1915, R.O.C. ledit jour. Incorporé au 99ème régiment d’infanterie le 25 novembre 1915, arrivé au Corps et soldat 2ème classe le 25 novembre 1915, affecté à la deuxième compagnie de Mdes (?) de brigade le 25 décembre 1915; disparu le 25 avril 1918 au Mont Kemmel, avis ministériel numéro 96795 du 12 juillet 1918 ROC le 25 août 1918. Décès fixé au 12 juillet 1918 par jugement déclaratif du 24 juin 1919. La fiche du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il est soldat 2ème classe, au 99 régiment d’infanterie (99ème RI), numéro matricule 11376 au Corps, classe 1914, matricule 493 au recrutement de St Etienne, mort pour la France le 25 avril 1918 au Mont Kemmel en Belgique, de ses blessures de guerre. Un jugement a été rendu le 20 mai 1920 par le tribunal de St Etienne, lequel a été transcrit le 26 juin 1920 à la commune de St Romain en Jarez. La fiche du MémorialGenWeb (référence 6596152) précise que le Mont Kemmel est dans la commune de Kemmel, province de Flandre occidentale.

Julien jean marie memoire des hommes archives g340744r

Antoine Marie FILLON est plus âgé d’une dizaine d’années lorsqu’il est envoyé au front. Effectivement il est né le 26 février 1886 à St Romain en Jarez, fils de Jean Baptiste FILLON, propriétaire demeurant au bourg de St Romain et de Claire VILLET. Sa fiche matricule 1147 (source archives départementales militaires) indique que lorsqu’il fait son service militaire en 1906, il est cultivateur à St Romain en Jarez, domicilié chez son père, sa mère étant malheureusement déjà décédée. Il est rappelé à l’activité par l’ordre de mobilisation générale du 1er août 1914, arrivé au 6ème régiment d’infanterie coloniale le 3 août 1914, disparu le 30 août 1914 à Gerbvillers, (...). Engagé pour la durée de la guerre le 7 février 1918, à Troyes au titre du 5ème colonial, (autorisation ministérielle du 21 janvier 1818 numéro 04020 2/10. Incorporé et arrivé au Corps le 13 février 1918, tué à l’ennemi le 12 juillet 1918 à Mailly Rameval. Payé un secours immédiat de 150 francs à Mr FILLON père le 30 novembre 1918. La fiche du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il était soldat au 5ème régiment d’infanterie coloniale, numéro matricule B 0917 au Corps, classe 1906, matricule 1447 (ce qui est erroné car son matricule est 1147 comme le justifie sa fiche matricule détaillée ci-dessus), au recrutement de St Etienne, mort pour la France le 12 juillet 1918 au N.D de Mailly Raineval (Somme), « tué à l’ennemi ». Un jugement a été rendu le 12 janvier 1922 à St Etienne, lequel a été transcrit à la commune de Saint Chamond (Loire) le 1er avril 1922 numéro de registre d’état civil 4004/14. Etant donné que le jugement a été transcrit à St Chamond, j’aurais tendance à penser que le dernier domicile connu d’Antoine Marie FILLON était Saint Chamond.

Fillon antoine marie memoire des hommes archives e831233r

Pierre Marie CHAUVY est né le 18 septembre 1895 à St Romain en Jarez, fils de Jean CHAUVY, cultivateur demeurant au bourg de St Romain et de Christine BUISSONNET. Sa fiche matricule 71 (source archives départementales militaires) indique qu’il est forgeur à St Romain en Jarez, résidant sans doute chez ses parents. Il est classé dans la cinquième partie de la liste en 1914 et 1915 pour « faiblesse » et il est classé dans le première partie de la liste en 1916. Il est incorporé et arrivé au Corps le 26 août 1916, passé au 3ème régiment de zouaves le 9 janvier 1917, passé au 9ème régiment de zouaves le 24 mars 1917. Mort pour la France, avis ministériel  le (?) 17788 du 8 novembre 1918. Payé le secours immédiat de 150 francs le 19 février 1919 à son père. La fiche du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il est 2ème classe au 9ème régiment de zouaves, numéros matricules 29222 et 47620 au Corps, classe 1915, matricule 71 au recrutement de St Etienne, mort pour la France le 30 septembre 1918 à Romain (Marne) « tué à l’ennemi ». Acte de décès transcrit le 20 décembre 1920 à la commune de St Romain en Jarez (Loire).

Pierre Marie CHAUVY est inhumé à Cormicy (51171) à la nécropole nationale La Maison Bleue, tombe 3609 (source MémorialGenWeb référence 6692385).

Chauvy pierre marie memoire des hommes archives d160121r

Claude Antoine THIOLLIER dit Antoine n’a que 25 ans lorsqu’il meurt au combat. Il est né le 12 avril 1893 à St Romain en Jarez, fils de Jean Benoit THIOLLIER cordonnier au bourg de St Romain et de Claudine RELAVE. Lorsqu’il fait son service militaire en 1913, sa fiche matricule 296 (source archives départementales militaires) indique qu’il est cultivateur, résidant à St Romain, certainement chez ses parents. Il est incorporé le 26 novembre 1913, arrivé au Corps ledit jour, évacué du Front le 31 décembre 1914, 358ème régiment d’infanterie le 2 juin 1915, puis le 8 juillet 1916, nommé caporal le 24 mars 1917, passé le 4 avril 1917, passé le 8 juin 1918 au CIO 74/358, décédé à la Chapelle Saint Rambert près Autry dans les Ardennes, le 18 octobre 1918, acte transcrit le 19 mars 1919 (mort pour la France). Dans le paragraphe blessures et citations, il est mentionné qu’il est cité à l’ordre de la brigade du 22 juin 1917 « jeune caporal plein d’ardeur et de bonne volonté. Au front, depuis le début de la campagne et deux fois blessé, s’est distingué par sa belle attitude au feu, donnant le meilleur exemple de courage et d’abnégation ». Cité à l’ordre de la « Don » numéro 292 du 18 juillet 1918, « excellent gradé d’un courage et d’un sang-froid remarquable, au front depuis le début de la campagne. Il s’est particulièrement distingué au cours de l’attaque du 7 juin 1918, à prendre dans les lignes ennemies et sous un feu violent, de mitrailleurs et d’artillerie, s’est porté au secours de nos blessés qu’il a rapporté dans nos lignes, a été blessé en y arrivant, et s’est rendu au poste de secours, qu’après avoir mis les blessés à l’abri ». Dans un autre paragraphe blessures, il est rajouté qu’il a été blessé le 10 juillet 1916 à la Chauffée (?) près de Verdun (plaies avant-bras gauche par éclat d’obus) et le 7 juin 1918 à Locre en Belgique (blessure au pied). La fiche du ministère des armées (ministère des armées-mémoire des hommes), précise qu’il est caporal au 358ème régiment d’infanterie (358ème RI), numéro matricule 935 au Corps, classe 1916, matricule 296 au recrutement de St Etienne, mort pour la France le 8 octobre 1918 au combat du Bois d’Autry (Ardennes) « tué à l’ennemi ». L’acte de décès a été transcrit le 15 mars 1919 à St Romain en Jarez (Loire).

Thiollier claude antoine memoire des hommes archives k220182r

Louis Fleury VILLET dit Fleury n’a pas de chance puisqu’il est mort six jours avant l’armistice du 11 novembre 1918. Il est né le 7 avril 1895 à St Romain en Jarez, fils de Etienne VILLET, cultivateur à la Trivolinière à St Romain et de Jeanne GUICHARD. Sa fiche matricule 285 (source archives départementales militaires) indique qu’en 1914, il est cultivateur, domicilié chez ses parents. Par contre il doit souffrir d’une pathologie quelconque ou d’un mauvais état général car il est précisé que pour les années 1914, 1915 et 1916, il est classé dans la 5ème partie de la liste pour « faiblesse », ce qui n’empêche pas qu’en 1917, il soit incorporé, sans doute puisque la guerre dure depuis 3 ans et que de nombreux soldats ont déjà péri dans les combats meurtriers. Quoiqu’il en soit, le 3 septembre 1917, il est incorporé et arrivé au Corps le même jour, passé au 125ème régiment d’infanterie le 7 juillet 1918, décédé le 5 novembre 1918 à St Quentin (Aisne) des suites de blessures de guerre (avis officiel numéro AD 33 416 du 6 décembre 1918). Son corps a été transféré au cimetière militaire Frg (?) d’’Isle à Saint Quentin (Aisne) le 13 janvier 1920, par les soins du Cre (?) de l’état civil du secteur de Saint Quentin. Dans le paragraphe blessures et citations, il est mentionné « blessé le 4 novembre 1918 devant Hannapes et (?) (Aisne) ». La fiche du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il est soldat au 185ème régiment d’infanterie (185ème RI), numéro matricule 15819 au Corps, classe 1915, matricule 285 au recrutement de Saint Etienne, mort pour la France le 5 novembre 1918 à St Quentin (Aisne) dans l’ambulance, des suites de ses blessures de guerre. L’acte de décès a été transcrit le 30 mars 1919 à la commune de St Romain en Jarez (Loire).

Villet louis fleury memoire des hommes archives k710309r

Aux noms des héroïques combattants tombés sur les champs de bataille ou des conséquences de leurs blessures, lesquels sont mentionnés sur le monument aux morts de St Romain en Jarez, il ne faut pas oublier ceux qui n’ont pas été inscrits pour des raisons que je ne connais pas et qui resteront dans l’oubli pour l’éternité. Et  pourtant ils sont eux aussi morts pour la France.

François SERPRIX est né le 4 juin 1888 à Mirebeau sur Bèze (Côte d’Or) fils de Jean SERPRIX terrassier à Mirebeau lors de sa naissance et de Françoise DÉLORIEUX, mais ses parents vont déménager à St Genest Lerpt (Loire) où le père deviendra mineur. Par erreur il est mentionné comme étant né en 1889 sur sa fiche militaire matricule 2091 et il fait partie de la classe 1909. Au moment du service militaire, il est déclaré comme cultivateur résidant à St Romain en Jarez, et en lieu et place des parents, il est indiqué pupille assistance publique, pourtant lorsque son frère fait son service militaire 3 ans plus tard, il est indiqué que les parents Jean SERPRIX et Françoise DÉLORIEUX sont domiciliés à St Romain en Jarez à la Couchoulière. Cette même fiche matricule indique  qu’il a été cité à l’ordre du 16ème régiment d’infanterie, en date du 28 novembre 1916, pour acte de courage, lequel fait est détaillé "le 30 octobre 1916, au cours d’un violent tir de barrage de l’artillerie ennemie, s’est offert spontanément comme guetteur volontaire, pendant près de deux heures, donnant ainsi à ses camarades, un bel exemple de sang-froid". Croix de guerre – une étoile en bronze. La fiche du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il était soldat au 98ème régiment d’infanterie, matricule B.05053 au Corps, classe 1909, matricule 2090 (en fait c’est 2091 car le numéro 2090 correspond à un autre soldat), au recrutement de St Etienne. Il est mort le 2 août 1918, dans l’ambulance 16-22.1f.236 à Villers Cotterêts dans l’Aisne, des suites de ses blessures de guerre. L’acte de décès a été transcrit à la commune de St Romain en Jarez (sans doute dernier domicile connu).

François SERPRIX est inhumé à Villers-Cotterêts (02810) à la Nécropole Nationale, tombe 1171 (source MémorialGenWeb référence 6814680).

Serprix francois memoire des hommes archives j911341r

Pierre SERPRIX est le frère de François, cité ci-dessus Il est né le 17 novembre 1892 à St Genest Lerpt (Loire), fils de Jean SERPRIX, mineur demeurant au bourg de St Genest Lerpt et de Françoise DÉLORIEUX. Sa fiche militaire matricule 363, indique qu’en 1912, lors de son service militaire, il est cultivateur et réside à St Romain en Jarez chez ses parents domiciliés dans cette commune à la Couchoulière. Il est incorporé à compter du 1er octobre 1913, arrivé au corps ledit jour, réformé temporaire (1ère catégorie) pour développement physique insuffisant. Commission de réforme de Roanne du 18 octobre 1913. Reconnu apte au service -bon absent- ( ?) commission de réforme de St Etienne 16 août 1914, réaffecté au 98ème régiment d’infanterie à compter du 19 octobre 1914, arrivé au Corps ledit jour, passé au 16ème régiment d’infanterie le 17 septembre 1915, décédé le 21 décembre 1918 à Chartres (Eure et Loir)-maladie-avis ministériel numéro J 1988 du 21 janvier 1919. Dans la partie Blessures et citations, il est précisé qu’il a été blessé le 5 décembre 1914 à Plessis de Moyes (nom à vérifier), plaies multiples par éclat d’obus, citation à l’ordre (voir détail sur fiche) du 10 mars 1917. Suit le détail des faits relatés : « faisant partie d’un groupe de volontaires chargé d’exécuter un coup de main sur les tranchées allemandes, s’est élancé résolument sur les réseaux ennemis, imparfaitement démolis, a fait preuve de la plus parfaite bravoure dans l’accomplissement de sa mission, et a contribué à la capture de 12 boches. Très bon soldat avec une conduite exemplaire au feu. Cité à l’ordre du 28 novembre 1916. Le 30 octobre 1916, au cours d’un violent tir de barrage de l’artillerie ennemie, s’est offert spontanément comme guetteur volontaire, a continué son observation pendant près de deux heures, donnant ainsi à ses camarades un bel exemple de sang-froid. Soldat très brave ». La fiche militaire du ministère des armées (source ministère des armée-mémoire des hommes ) précise qu’il était un soldat de 1ère classe au 16ème régiment d’infanterie, matricule 10527 au Corps, classe 1912, matricule 363 au recrutement de Saint Etienne, mort pour la France le 21 décembre 1918, à l’hôpital complémentaire numéro 30 de Chartres (Eure et Loir) des suites d’une maladie imputable au service. L’acte extrait du registre des décès a été adressé au maire de St Romain en Jarez le 21 décembre 1918 (sans doute pour dernier domicile connu).

Serprix pierre memoire des hommes archives j911343r

Je suis surprise qu’au vu des états de service des deux frères, leurs noms n’aient pas été gravés sur le monument aux morts de la commune. Sur les forums de généalogie, je me suis rendue compte que ce n’était pas propre à St Romain en Jarez. Apparemment sur d’autres monuments aux morts, certains ont constaté le rajout de personnes n’ayant rien à voir avec la ville ou le village (ni par la naissance, ni par le lieu de résidence) et malheureusement l’oubli d’enfants de la commune (natifs ou résidant de ladite commune concernée) est aussi rapporté.

Etienne Marie JASSERAND frère consanguin de Pierre JASSERAND, cité ci-dessus. Les deux frères sont répertoriés sur le monument aux morts de Valfleury. L’ambiguïté de dépendre de la commune de Valfleury pour le civil et de la paroisse de St Romain en Jarez pour le religieux explique le fait d’avoir mentionné Pierre JASSERAND sur les deux monuments commémoratifs, mais dans ce cas, pourquoi n’avoir inscrit qu’un seul des deux frères sur le monument aux morts de St Romain en Jarez ? Bizarrerie administrative et/ou communale, sans doute !

Etienne Marie est né le 12 avril 1894 à Valfleury (Loire) fils de François Jasserand domicilié à Crévieux (Valfleury) et de Francine VEILLON. Il n’a que 20 ans l’année de son service militaire et se retrouve directement sur le front dès son incorporation. Sa fiche militaire matricule 167 (source archives militaires) indique qu’il est cultivateur et domicilié chez ses parents au hameau de Crévieux, à Valfleury. Il arrive au Corps le 7 septembre 1914, incorporé au 12ème bataillon des chasseurs alpins le 5 septembre 1914, arrivé au corps le 7 septembre 1914, 191ème chasseur de 2ème classe ledit jour. Il est tué à l’ennemi le 1er août 1915 au combat de Barenkopf, suivant avis au 19 septembre 1915. La fiche militaire du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu’il était soldat de 2ème classe au 12ème bataillon de chasseurs à pieds 26, numéro matricule 4252 au Corps, classe 1914, matricule 167 au recrutement de St Etienne, mort pour la France le 1er août 1915 à Barenkoph (Alsace), "tué à l’ennemi". L’acte de décès a été transcrit au Valfleury (Loire) le 10 mars 1916. Il a eu la médaille militaire à titre posthume.

Jasserand etienne marie valfleury memoire des hommes archives g210711r

Tous ces braves soldats si courageux, ne sont pas de simples noms inscrits sur le monument aux morts du village. Ils sont des êtres de chair et de sang, des hommes qui se sont sacrifiés pour la liberté de leur patrie, cette patrie qui est la nôtre désormais et qui sera celle de nos descendants plus tard.

Il ne faut pas oublier non plus, les noms de ceux morts pour la France pendant le second conflit mondial de 1939-1945.

Monument aux morts st romain en jarez loire 15 1939 1945

En écrivant ces lignes, je pense aussi à mon grand-père maternel, décédé quelques mois après son retour en 1945, des conséquences de cette guerre et même si son nom n’a jamais été mentionné sur un monument commémoratif, il est lui aussi « mort pour la France », son épouse a été veuve de guerre et ses enfants pupilles de la nation.

De plus en cette année 2022, qui marque le soixantième anniversaire des accords d’Evian du 19 mars 1962 et la fin de la guerre dite d’Algérie, comment ne pas penser à tous ces jeunes gens, âgés de 20 ans à peine, qu’on a envoyé en masse, se battre et se faire tuer pour certains, dans un conflit perdu d’avance puisque le sort de « l’Algérie française » était sans doute scellé d’avance.

Monument aux morts st romain en jarez loire 18

A partir de 1952-1953, l’Algérie est en déficit pour ses dépenses de fonctionnement financées par la France. Lorsque le général De Gaulle arrive au pouvoir en 1958, sa décision était sans doute prise d’abandonner ce territoire (il parlait déjà de l’indépendance de l’Algérie en 1944). Malgré cela, le conflit armé s’est prolongé encore 4 ans, ce qui totalise en tout huit années de sacrifices humains et inutiles. Mon père, comme beaucoup de jeunes gens de sa génération, a dû quitter son univers paisible, pour partir vers un territoire inconnu, servir une cause qui lui était sans doute étrangère, comme pour la majorité des soldats incorporés ou rappelés. Comme tous les vétérans de guerre, il en est revenu avec des séquelles traumatiques qui l’ont poursuivi pendant des années, suite aux horreurs perpétrées par le FLN.

Pour toutes ces raisons, je rends hommage à tous ces héros de l’ombre, ces patriotes qui ont versé leur sang pour leur patrie et le maintien de ses valeurs.

Ne l’oublions jamais, afin qu’ils ne soient pas morts pour rien.

Gloire et Honneur sur eux, à jamais !

------------------------

Soldats guerre 14 18 bis

Tous droits réservés le 29 mars 2022, après plusieurs semaines de recherches sur les sites d’archives militaires et les registres d’état civil ainsi que d’écriture pour rassembler, condenser et relater tous les éléments concernant les valeureux sacrifiés de la guerre de 1914-1918.

Viviane B-Brosse alias Sherry-Yanne

Copyright 00067596

Article publié sur mon site personnel « Sherry-Yanne » le 29 mars 2022

Pour information, les photos du monument aux morts de St Romain en Jarez sont des photos personnelles et les photos des fiches militaires sont celles en accès public prises sur le site "ministère des armées-mémoire des hommes" dans un but illustratif, commémoratif et non commercial. La photo d'illustration de l'article, représentant un dessin de soldats est une photo trouvée sur internet sans mention spéciale de droits.

Date de dernière mise à jour : 19 juin 2022

  • 16 votes. Moyenne 5 sur 5.

Ajouter un commentaire

Anti-spam