ERREUR JUDICIAIRE

ERREUR JUDICIAIRE

ERREUR JUDICIAIRE

 

La destinée t’a joué un très vilain tour,

Ton adolescence fut brisée sans retour.

A seize ans, tu fus emmuré tout vivant

Pour le meurtre odieux de deux petits enfants.

 

Un flic t’a interrogé des heures durant,

Jusqu’à te faire craquer par épuisement.

T’aurais avoué avoir tué tes parents

Juste pour t’endormir enfin, quelques instants.

 

Bien sûr les partisans de la peine de mort

Ont revendiqué partout ta mise à mort.

Tu étais le coupable idéal, la proie

Offerte pour une justice aux abois.

 

L’enquête fut bâclée sur tes pauvres aveux,

Enfant introverti, un monstre à leurs yeux !

Tu fus jeté pour toute ton existence,

En prison, subissant les pires violences.

 

Seize ans à leur clamer ton innocence,

Seize ans de douleur, de triste absence

Pour tes parents qui se sont battus dans l’ombre

Pour te sortir du cachot de la pénombre.

 

Une erreur judiciaire parmi d’autres

Devrait faire réfléchir les bons apôtres.

Tous les adeptes de Lynch et de ses consorts,

Oublient que leurs gosses pourraient subir ce sort !

 

TOUS DROITS RESERVES SHERRY YANNE 17 août 2013

Enregistré sous copyright N°00054250 avant diffusion sur internet

Recueil REGARD SANS CONCESSION SUR LE MONDE et

Recueil PETITES HISTOIRES EN VERS ET CONTRE TOUT

Publiés aux Editions ANTYA

 PHOTO INTERNET

 

Erreur judiciaire desproges

 

Date de dernière mise à jour : 26 mars 2020

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Commentaires

  • Lamarche Marithé

    1 Lamarche Marithé Le 02 oct 2016

    les erreurs judiciaires sont trop nombreuses encore et quand on voit comment la justice est donnée face aux victimes , cela nous donne l'envie de crier !! car l(in) justice est mère de tous les maux de notre société !!
    bisous à vous deux , <3
    Viviane BARNET-BROSSE

    Viviane BARNET-BROSSE Le 02 oct 2016

    Malheureusement! Ce sont ces injustices et ces erreurs judiciaires qui font que je suis une fervente abolitionniste de la peine de mort dans tous les pays du monde car dans le cas de mon poème, si la peine de mort avait existé encore dans notre pays, un innocent aurait payé le prix du sang, le prix fort, celui de sa tête, comme un précédent en 1976 où un "presque gamin de 22 ans" y a laissé la sienne alors que de fortes probabilités de sa non culpabilité planaient sur son dossier judiciaire. Merci de tes lectures. Bonne journée à toi.

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