EGLANTINE BARBEROUSSE CHAPITRE 6

EGLANTINE BARBEROUSSE CHAPITRE 6

Chapitre 6

Le jour se lève, apportant un vent d’espoir aux deux adolescentes.

Elles dévorent de délicieuses tranches de pain frais, tartinées avec du bon beurre qu’Agnès se procure directement à la ferme, un beurre au goût inimitable, ce qui les change du beurre industriel, qu’elles sont obligées de consommer, lorsqu’elles retrouvent leur vie citadine. Même le lait, a une autre saveur, pour les gourmandes.

Casper est fidèle au poste, sa tête posée sur les genoux d’Eglantine, prêt à choper au vol, tout morceau de pain, qui tomberait au sol.

Soudain la sonnette retentit.

Agnès ouvre la porte au visiteur matinal, et sourit en constatant que ce sont Timothée et Gabin, venus s’enquérir du programme de la journée, prévu par leurs copines.

Agnès leur propose un jus d’orange ou un verre de lait, accompagné d’une assiette de gâteaux faits maison. Les garçons ne se font pas prier, et liquident l’assiette, comme s’ils n’avaient pas déjeuné, non sans avoir discrètement, donné chacun, un biscuit à Casper, qui accueille ces friandises goulument, tout en manifestant sa gratitude aux jumeaux généreux.

Le petit déjeuner terminé, le quatuor s’engouffre dans les escaliers, accédant aux trois caves de la maison, occupant à même le flan du rocher, toute la superficie de la maison et des dépendances (anciennes écuries, bergeries et étables, notamment). Lesdites dépendances ne représentent malheureusement plus que des vestiges de la splendeur du domaine, tel qu’il existait autrefois.

Les caves sont fraîches, très fraîches, une température qui contraste avec le temps extérieur, déjà chaud et bien ensoleillé. Les jeunes gens prévoyants, avaient pensé à se couvrir chacun d’un petit lainage, ce qui n’est pas de trop.

Il reste quelques bouteilles de vin rangées dans les rayonnages mais le reste du mobilier, sommaire, est totalement vide.

Le quatuor, minutieux, sonde les murs, les placards muraux et les autres meubles mais rien ne laisse entrevoir une quelconque cachette dissimulant un trésor. Même le mobilier ne dispose d’aucun tiroir pour y ranger une carte. Les ados regardent dans les recoins pour voir si une amphore ne serait pas dissimulée, imaginant dans leur tête d’aventuriers, que celle-ci pourrait receler une carte au trésor, bien abritée dans son support, caché sous des cailloux ou du sable.

Que nenni !

Tous les vieux récipients sont vides et ébréchés.

Leurs recherches sont infructueuses.

Ils ont passé toute la matinée à taper dans les murs épais, à fouiller, farfouiller et rien, nada !

Ils sont tous les quatre déçus car inconsciemment, ils espéraient réellement trouver un indice, qui les guiderait sur la piste du trésor caché et perdu du corsaire Barberousse.

Cet après-midi, ils iront explorer les greniers car leur surface, recouvre elle-aussi l’ensemble de la maisonnée et ils en auront pour un moment.

En attendant, il est midi et il est temps de remonter, Eglantine ne voulant pas contrarier son père, deux jours de suite. Exceptionnellement, comme la journée « exploration » avait été programmée, les jumeaux sont eux-aussi invités à partager le repas avec leurs amies.

Casper, qui avait suivi la troupe dans les caves, s’en est donné à cœur joie, furetant de partout, heureux de découvrir toutes ces odeurs nouvelles et étrangères à sa truffe. C’est presque à regret, qu’il répond à l’appel de sa maîtresse pour remonter à la surface.

Justin et Agnès, en train de disposer les couverts sur la table, sont surpris par le bruit de la galopade venant des escaliers d’accès aux caves. Amusés, ils voient surgir devant eux, quatre gamins surexcités par leurs recherches matinales, et un chien aux oreilles couvertes de toiles d’araignée, après avoir reniflé dans tous les coins et recoins des trois caves.

Les enfants passent à table, après s’être lavé les mains, et c’est dans un brouhaha joyeux mais incompréhensible qu’ils essaient de raconter leur matinée aux parents d’Eglantine. Comme d’habitude Justin recadre tout le monde, en imposant à chacun de s’exprimer à tour de rôle et d’avoir la politesse d’écouter les autres, sans les interrompre, avant de prendre la parole à son tour, ce que font les ados avec bonne grâce, estimant cette mise au point nécessaire pour la bonne compréhension de tous.

Agnès étant un fin cordon bleu, les jeunes gens affamés, ont fait grand honneur au confit de canard et à la truffade (plat cantalien à base de pommes de terre et de tomme fraîche), des plats savamment cuisinés et succulents comme d’habitude. Un plateau de fromages offrant une diversité de spécialités auvergnates, (Salers, Cantal, Saint Nectaire etc.) s’ensuivit, dont la saveur titilla les papilles des convives amateurs de fromages. En dessert Agnès déposa sur la table une tarte aux myrtilles que les gourmands engloutirent sans se faire prier. Rassasiés pour ne pas dire repus, ils débarrassèrent la table, avant de continuer leur chasse au trésor, dans les différents greniers du bâtiment.

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Viviane BARNET-BROSSE

EGLANTINE BARBEROUSSE ET LA LÉGENDE DU CORSAIRE ROTER BÄR (OURS ROUGE)

ISBN 979-8-33215-687-8

Roman publié en juillet 2024 Amazon KDP Publishing

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Date de dernière mise à jour : 2026-03-29

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