PIERRE ET FRANÇOIS SERPRIX DE ST ROMAIN À EPINAC
PIERRE ET FRANÇOIS SERPRIX DE ST ROMAIN À EPINAC
Date de dernière mise à jour : 2026-02-12
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En 2022, lorsque j’ai voulu relater le parcours des soldats saint romanaires, inscrits sur le monument aux morts de Saint Romain en Jarez dans la Loire, et notamment ceux tués pendant la première guerre mondiale 1914-1918, j’ai consulté diverses archives, notamment les archives départementales pour les actes de naissance, et les registres militaires mais aussi le site « Mémoire des hommes » pour avoir le maximum de renseignements.
A cette occasion j’ai découvert que certains non mentionnés sur le monument de St Romain, l’étaient par contre sur celui de Valfleury, une commune limitrophe. Il existait une particularité concernant ces deux villages. Effectivement, en fonction de leurs hameaux de résidence, les habitants dépendaient du ressort de la commune de Valfleury pour la vie civile et du ressort de la paroisse de Saint Romain en Jarez pour la vie cléricale, ce qui induisait parfois des confusions entre les deux, pour la classification des individus.
J’avais aussi noté une erreur concernant le prénom d’un soldat prétendu décédé, alors que lui était bien vivant, s’était marié et avait fait souche. Par contre son frère né à St Romain mais vivant sur le territoire de Genilac, avait malheureusement été tué au combat, et son corps enseveli dans une des nécropoles du Nord de la France. Dans l’absolu, il aurait du être mentionné sur le monument aux morts de Genilac, puisqu’en principe c’est le dernier lieu de résidence qui dictait l’inscription en hommage à leur sacrifice pour sauver la patrie.
Mais ce qui m’a le plus intrigué à l’époque, au point que début 2025, j’ai pris envie d’en savoir plus, ce sont les décès des deux frères Pierre et François Serprix, qui résidaient tous les deux à Saint Romain en Jarez lors de leur incorporation, et dont personne n’a jamais entendu parler, moi la première, avant d’effectuer mes recherches en 2022.
Partir sur leurs traces m’a pris un certain temps et je pense avoir recueilli l’essentiel de la destinée de ces deux vaillants soldats. Le mot est juste car j’ai lu le détail de leurs actes de bravoure sur les documents consultés. Pourtant rien ne les préparait à se comporter en héros, vu les circonstances de leur « démarrage » dans la vie.
Au départ je voulais réhabiliter leur mémoire, perdue dans l’oubli collectif mais au fil de mes trouvailles, j’ai pu constater que leurs deux noms ainsi que celui d’un troisième frère prénommé Claude, étaient tous les trois inscrits sur le monument aux morts d’Epinac en Saône et Loire (71), et j’ai éprouvé un soulagement de savoir, que ces trois frères, séparés pendant leur vie, avaient été réunis après leur mort, dans une sorte de reconnaissance du pays à ses valeureux enfants.

Pour en revenir au parcours de ces deux frères vivant à Saint Romain, lors de leur départ sur le front, je vais reprendre les différents éléments trouvés en 2022.
François est l’aîné des deux, né le 4 juin 1888 à Mirabeau sur Bèze en Côte d’Or (21) et Pierre son frère est né le 17 novembre 1892 à Saint Genest Lerpt dans la Loire (42).
En 2022, voilà le résumé de leur cv militaire, (si je puis l’exprimer ainsi), que j’avais relaté dans mon article hommage. Je l’avais fait pour chaque soldat mentionné sur le monument aux morts de la commune.
François SERPRIX est né le 4 juin 1888 à Mirebeau sur Bèze (Côte d'Or) fils de Jean Serprix terrassier à Mirebeau lors de sa naissance et de Françoise Délorieux, mais ses parents vont déménager à St Genest Lerpt (Loire) où le père deviendra mineur.
Par erreur il est mentionné comme étant né en 1889 sur sa fiche militaire matricule 2091 et il fait partie de la classe 1909. Il est exempté comme ses frères (constitution physique, maladie chronique, rien n’est indiqué sur le document)
Au moment du service militaire, il est déclaré comme cultivateur résidant à St Romain en Jarez, et en lieu et place des parents, il est indiqué pupille assistance publique, pourtant lorsque son frère fait son service militaire trois ans plus tard, il est indiqué que les parents Jean Serprix et Françoise Délorieux sont domiciliés à St Romain en Jarez à la Couchoulière.
Cette même fiche matricule indique qu'il a été cité à l'ordre du 16ème régiment d'infanterie, en date du 28 novembre 1916, pour acte de courage, lequel fait est détaillé « le 30 octobre 1916, au cours d'un violent tir de barrage de l'artillerie ennemie, s'est offert spontanément comme guetteur volontaire, pendant près de deux heures, donnant ainsi à ses camarades, un bel exemple de sang-froid. Croix de guerre une étoile en bronze. La fiche du ministère des armées (source ministère des armées-mémoire des hommes) précise qu'il était soldat au 98ème régiment d'infanterie, matricule B.05053 AU Corps, classe 1909, matricule 2090 (en fait c'est 2091 car le numéro 2090 correspond à un autre soldat), au recrutement de St Etienne. Il est mort le 2 août 1918, dans l'ambulance 16-22.1f.236 à Villers Cotterêts dans l'Aisne, des suites de ses blessures de guerre.

L'acte de décès a été transcrit à la commune de St Romain en Jarez (sans doute dernier domicile connu).
François SERPRIX est inhumé à Villers-Cotterêts (02810) à la Nécropole Nationale, tombe 1171 (source MémorialGenWeb référence 6814680).
Pierre SERPRIX est le frère de François, cité ci-dessus Il est né le 17 novembre 1892 à St Genest Lerpt (Loire), fils de Jean Serprix, mineur demeurant au bourg de St Genest Lerpt et de Françoise Délorieux.
Sa fiche militaire matricule 363, indique qu''en 1912, lors de son service militaire, il réside à St Romain en Jarez chez ses parents domiciliés dans cette commune à la Couchoulière.
Il est incorporé à compter du 1er octobre 1913, arrivé au corps ledit jour, réformé temporaire (1ère catégorie) pour développement physique insuffisant. Commission de réforme de Roanne du 18 octobre 1913. Reconnu apte au service -bon absent- ( ?) commission de réforme de St Etienne 16 août 1914, réaffecté au 98ème régiment d'infanterie à compter du 19 octobre 1914, arrivé au Corps ledit jour, passé au 16ème régiment d'infanterie le 17 septembre 1915, décédé le 21 décembre 1918 à Chartres (Eure et Loir)-maladie-avis ministériel numéro J 1988 du 21 janvier 1919. Dans la partie Blessures et citations, il est précisé qu'il a été blessé le 5 décembre 1914 à Plessis de Moyes (nom à vérifier), plaies multiples par éclat d'obus, citation à l'ordre (voir détail sur fiche) du 10 mars 1917. Suit le détail des faits relatés : « faisant partie d'un groupe de volontaires chargé d'exécuter un coup de main sur les tranchées allemandes, s'est élancé résolument sur les réseaux ennemis, imparfaitement démolis, a fait preuve de la plus parfaite bravoure dans l'accomplissement de sa mission, et a contribué à la capture de 12 boches. Très bon soldat avec une conduite exemplaire au feu. Cité à l'ordre du 28 novembre 1916. Le 30 octobre 1916, au cours d'un violent tir de barrage de l'artillerie ennemie, s'est offert spontanément comme guetteur volontaire, a continué son observation pendant près de deux heures, donnant ainsi à ses camarades, un bel exemple de sang-froid. Soldat très brave.
La fiche militaire du ministère des armées (source ministère des armée-mémoire des hommes ) précise qu'il était un soldat de 1ere classe au 16 régiment d'infanterie, matricule 10527 au Corps, classe 1912, matricule 363 au recrutement de Saint Etienne, mort pour la France le 21 décembre 1918, à l'hôpital complémentaire numéro 30 de Chartres (Eure et Loir) des suites d'une maladie imputable au service.
L'acte extrait du registre des décès a été adressé au maire de St Romain en Jarez le 21 décembre 1918 (sans doute pour dernier domicile connu).
Pour découvrir leurs racines et la raison pour laquelle tous les deux étaient à St Romain en 1914, j’ai remonté le temps, notamment avec le registre des recensements sur la commune.
En 1911 lors du recensement, Pierre Serprix était domestique chez Jean Claude Fayolle né à Larajasse en 1875, et son épouse Marie Jacoud née en 1884 à St Romain en Jarez. Trois enfants sont comptabilisés au sein de ce foyer, Francis né en 1904 à Larajasse, Jeanne-Marie né en 1908 et Louis né en 1910 tous deux à St Romain en Jarez. Pierre Serprix y est dit né en 1892 à St Genest Lerpt. Le Foyer réside lieu-dit "Le Ballay" (vers la Champignière).
Comment s'est-il trouvé domicilié à la Couchoulière en 1912 ou 1914?
Les notes ci-dessus sont celles que j’ai prise en 2022, et pour écrire la suite de cet article, il va me falloir reprendre les notes de mon brouillon, notes écrites au stylo rapidement, entre janvier et février 2025, ainsi que quelques copies d’archives que j’ai imprimées l’an dernier.
Suite à des raisons familiales, j’avais refermé la pochette avec mes notes pendant un an, et ce mois de février 2026, je vais essayer de les transcrire pour redonner la place qui leur est due, auxdits frères Serprix.
Comme je l’ai écrit précédemment, trois frères Serprix sont mentionnés sur le monument aux morts d’Epinac en Saône et Loire (71) et ce n’est pas sans raison, car c’est sans doute le berceau où tout le moins la ville natale de leur mère née Françoise Delorieux le 7 juillet 1863, à Epinac et mariée dans la même commune, le 16 janvier 1879 avec Jean Serprix, lui-même né le 3 novembre 1853 à Ciry le Noble (71). Elle avait 15 ans ½ et lui 25 ans, union courante à l’époque même si désormais la grande jeunesse d’un époux est incompatible avec les valeurs contemporaines.
Françoise Délorieux est la fille de Jean Délorieux et Jeanne Chauveau et Jean Serprix est le fils de Jean Serprix et Madeleine Lhenry.
Le couple Serprix-Délorieux a eu plusieurs enfants et a beaucoup déménagé, sans doute pour suivre le travail, mais d’après des articles de presse que j’ai pu consulter sur Retronews, le père était apparemment un habitué des petits délits, tel que le braconnage, entre autres.
Je ne peux pas affirmer le nombre exact des enfants nés dans leur foyer pendant leurs différentes pérégrinations mais, j’ai trouvé Jeanne, née à Epinac (71) en avril 1880, et morte en août 1881, puis Antoinette née aussi à Epinac en juillet 1882 mais décédée à Montceau les Mines (71) en février 1885. Une seconde Jeanne est née en août 1884 à Montceau les Mines.
Parallèlement à la même époque, Jean le père de famille est emprisonné à Montceau les Mines, en septembre 1884, pour délit de braconnage, soit un mois après la naissance de sa fille Jeanne (l’article de presse est de septembre 1884).

Ensuite je n’ai rien trouvé entre 1884 et 1888, ne sachant pas où chercher vraiment, mais il est sûr que la famille a voyagé entre-temps, puisque François naît à Mirabeau sur Bèze (21) en juin 1888. En 1890 naît Claude, à Molinot, toujours en Côtes d’Or (21), mais deux ans plus tard, le clan familial est dans la Loire à Saint Genest Lerpt (42), où nait Pierre en novembre 1892. A cette période Jean Serprix, le père de famille est mineur. Il l’est toujours en mars 1898, lorsque naît Jeanne la dernière enfant du couple.

La famille parait avoir trouvé une certaine stabilité pendant les six ans écoulés. Malheureusement le malheur s’abat de nouveau sur celle-ci. En effet, environ un mois et demi après son accouchement, Françoise Délorieux, la mère de famille meurt. A-t-elle succombé à une fièvre puerpérale, comme cela arrivait fréquemment autrefois ? Cela n’est pas mentionné dans son acte de décès.

Quoiqu’il en soit, quelques mois plus tard, le père retourne en prison et la famille se désintègre.
Je ne sais pas ce qu’est devenue Jeanne née en 1884. En admettant qu’elle était toujours vivante, cela lui faisait environ 15 ans, donc elle était peut-être placée dans une ferme ou ailleurs. Je n’ai pas suivi sa trace.
Quant aux autres enfants, ils étaient âgés d’environ, 10 ans, 8 ans, 6 ans et un mois ½ au décès de leur mère, et le père n’a pas du s’occuper d’eux, et peut-être était-il déjà en prison ? Je n’ai pas pu trouver des indices sur sa détention (motif, durée etc.).
Je ne peux faire que des suppositions concernant Claude et Jeanne car ils disparaissent des registres de la Loire, mais comme par contre, ils ont laissé des traces en tant qu’adultes sur le secteur d’Epinac, en Saône et Loire, j’en ai déduit que la famille (Serprix ou Délorieux) avait récupéré ces deux pauvres orphelins.
Malheureusement, François et Pierre n’ont pas eu la chance de rejoindre leur famille (paternelle ou maternelle) car ils ont fini à l’assistance publique. Ils ont été présentés à l’hospice par un certain Monsieur Sameilhac à Saint Genest Lerpt (42), orphelins de mère et déclarés officiellement abandonnés le 28 décembre 1899, d’après le registre de l’assistance publique que j’ai pu consulter.

François a été placé chez des gens à Saint Romain d’Urfé (42) le 30 décembre 1899 et Pierre, lui-aussi à St Romain d’Urfé, les noms suivants étant sans doute des hameaux, en l’occurrence Grandris le 30 décembre 1899, Villeneuve le 1er juin 1903 et les Salles en décembre 1904.
En 1901, leurs noms apparaissent sur le recensement à St Romain d’Urfé.
François est placé en tant « qu’enfant assisté » chez Madame Gabrielle Grand, 54 ans, chef propriétaire cultivatrice, patron, veuve Georges. Dans ce foyer vivent son fils Jules Georges 26 ans, cultivateur, et un domestique Emile Murat 14 ans. Le petit François a 13 ans en 1901, mais il est déclaré âgé de 11 ans. Apparemment ce genre de détail n’était pas important pour celui qui faisait les relevés du recensement.

Pierre, est placé lui aussi en tant « qu’enfant assisté » chez Madame Benoite Seignol, 49 ans, chef propriétaire cultivatrice, patron, veuve Georges. Dans ce foyer, vivent Jean Georges, fils, 21 ans, cultivateur, Antoine Georges fils, 19 ans, cultivateur, Catherine Georges, fille, 16 ans, cultivatrice. Le petit Pierre est déclaré âgé de 8 ans, ce qui peut s’entendre, vu qu’il est né en novembre 1892.
Ensuite plus rien !
François aurait été à St Romain en Jarez (42) dès 1909, (comme indiqué sur sa fiche matricule militaire) mais je n’ai rien trouvé pour étayer un peu plus sa présence sur ladite commune.
Pierre apparait de nouveau lors du recensement de 1911. Il est dit qu’il est domestique chez Jean Claude Fayolle et Marie Jacoud, son épouse, au lieu-dit le Ballay, à St Romain en Jarez. Dans ce foyer, il y est recensé Jean Claude Fayolle né en 1875 à Larajasse, chef, cultivateur, Marie Jacoud, née en 1884 à St Romain, femme, ménagère, François Fayolle, né en 1904 à Larajasse, fils, Jean Marie Fayolle né en 1908 à St Romain, fils, Louis Fayolle né en 1910 à St Romain, fils, et Pierre Serprix né en 1892 à St Genest Lerpt, domestique.

Que s’est il passé entre les deux recensements de 1901 et 1911 ? Je n’en ai aucune idée.
Et pourquoi, retrouve t’on les deux frères, domiciliés à la Couchoulière dés 1912, dont Pierre déclaré vivant chez ses parents. Les noms des deux parents sont bien cités sur le registre militaire en 1912. Toutefois, j’émets l’hypothèse que le terme de « parents » est pris au sens de famille en général, et que puisque François y demeure certainement, il a accueilli son jeune frère chez lui. Par contre, je me demande dans quelle maison, ils vivaient tous les deux, audit lieu-dit, et quelles professions ils exerçaient.
Concernant le père, je ne sais pas non plus à quel moment, il est sorti de prison, mais en avril 1915, sur son acte de décès, à St Chamond, il est déclaré veuf de Françoise Délorieux, fils de Jean Serprix et Madeleine Lhenry, domicilié à L'Horme (Loire) 9 cours marin, profession manœuvre.

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Pour Claude, je ne sais que ce que sa fiche militaire m’a indiqué, notamment qu’il était manœuvre à Epinac (71) lors de la convocation pour le service militaire, et qu’il avait été exempté pour bronchite chronique, ce qui n’est pas sans rappeler la constitution fragile de Pierre qui lui avait valu aussi d’être exempté, sans oublier François, exempté aussi, même si aucune précision n’avait été rajoutée concernant la cause.

Par contre en 1914, il fallait des soldats pour se battre sur le front, et par conséquent, même les rachitiques et les bronchitiques étaient envoyés au combat. Les frères Serprix ont prouvé que leurs défaillances physiques ne les a pas empêchés de se comporter en héros et de mourir pour la liberté de leur patrie.
En ce qui concerne la petite dernière, Jeanne née en 1898, elle s’est mariée avec Paul Simonet en février 1932 à La Machine dans la Nièvre (58) où elle est décédée en juillet 1975. Je n’en sais pas plus sur elle.
Je n’ai pas fait d’autres recherches depuis février 2025, mais je pense que cet article est assez complet pour retracer le parcours de ces deux résidents saint-romanaires, oubliés de la mémoire communale, malgré leur héroïsme et leur mort tragique comme des millions d’autres soldats, fauchés en pleine jeunesse.
Sans vouloir philosopher sur les fautes du père qui retombent sur les fils, je me dis que dans ce contexte familial, le sacrifice des trois fils a racheté les fautes du père.
Leurs noms sont désormais gravés dans la pierre, au fin fond d’un village ou d’une ville et des passants viennent chaque 11 novembre, leur rendre un hommage mérité.
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Viviane Barnet-Brosse
11 février 2026
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Publié sur mon site le 11 février 2026

Date de dernière mise à jour : 2026-02-12
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