PAUVRES RETRAITÉS CIBLÉS QUOTIDIENNEMENT
Décidément les retraités sont devenus les boucs émissaires que les médias utilisent pour faire passer la pilule de la régression économique de la France, notamment du pouvoir d'achat.
Pas un jour sans que le sujet ne revienne sur le tapis !
Ce matin, j'ai vu deux extraits des "Grandes Gueules", émission de RMC.
Des actifs entre 30 et 40 ans accusent les retraités de bien vivre, ce qui n'est pas normal, puisque eux-mêmes se serrent la ceinture, donc il faut ponctionner les seniors pour redonner aux actifs.
Euh ?
Ils ont omis de préciser que les retraités ont eu eux-aussi entre 30 et 40 ans, qu'ils avaient des familles à charge, des loyers ou des crédits à payer, et surtout moins d'aides sociales et pas de prime d'activité pour compléter les revenus mensuels.
Moi même quand je fais une introspection sur ma vie personnelle et professionnelle, je me rends compte que j'étais incapable de mettre un sou de côté pendant des années, et que j'ai eu des fins de mois très difficiles comme tant d'autres, en ayant trois enfants à charge, à nourrir, vêtir, payer les frais liés à leur scolarité et pour moi, des frais de carburants, de parking, de repas, pour aller à mon travail. Évidemment se rajoutaient toutes les factures habituelles comme pour tout le monde (loyer, énergie, mutuelle, médical, pharmaceutique, assurances diverses, téléphonie, vestimentaire, alimentaire, besoins des enfants, etc.).
Pourtant je n'ai jamais considéré que nos aînés étaient responsables de mes conditions de vie, et je suis indignée une fois de plus, de constater l'égoïsme de cette génération qu'on définit comme étant celle des enfants rois.
J'ai commencé à pouvoir épargner réellement, sans ponctionner mon épargne pour des besoins constants, après 58 ans donc je ne peux qu'encourager les actifs actuels d'avancer en âge, et on en reparlera d'ici vingt ans, si je suis toujours en vie.
Comme beaucoup de seniors, j'aide mes enfants quand ils en ont besoin, alors que nous même, ne l'avons pas vécu.
L'époque était différente.
Je fais partie d'une génération qui n'a jamais demandé d'aide financière à ses parents, une génération éduquée dans les valeurs du travail et de savoir se débrouiller seul pour affronter les aléas de la vie, et avec le recul, je me dis que survivre était ma principale raison de vivre, pour ne pas perdre mes enfants.
C'est ce que j'ai fait comme tant d'autres, et lire les témoignages de tant de seniors en réponse à ces jeunes envieux, me confortent dans mon ressenti.
Je ne comprends pas cette jalousie générationnelle qui me met hors de moi, car elle est vraiment en opposition avec notre philosophie de vie lorsque nous avions leur âge.
Pour compléter cette réflexion, je rajouterais qu’en fait tout le monde devrait pouvoir vivre correctement de son salaire, et ne pas compter sur les aides sociales. Chacun y trouverait son compte car moins d'aides sociales diverses permettrait d'investir dans les hôpitaux, l'école etc.
Le problème en France, c'est qu'il y a trop de taxes sur tout et ça pourrit la vie des gens.
Un quart du salaire part en cotisations diverses et pour les retraités qui n'ont que 60% à 70% de leur salaire net d'avant, ils doivent encore payer la CSG pouvant s'élever à 10% pour certains donc 10% sur 60% ou 70% des revenus d'antan, cela ampute considérablement le pouvoir d'achat.
*************
Viviane Barnet-Brosse alias Sherry-Yanne
Article écrit le 16 avril 2026
Publié sur mon site personnel "Les écrits de Sherry-Yanne le 26 avril 2026
*************
Photo internet à titre illustratif uniquement
