L'ALCOOL TUE LES RAVAGES DE L'ADDICTION (pages 180 à 203)
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Date de dernière mise à jour : 2026-03-28
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L'ÉTRANGE RÊVE DE LUCILE
L'ÉTRANGE RÊVE DE LUCILE Fiction historique et biblique ISBN 979-8-85478-762-8L’alcool tue
Les ravages de l’addiction à l’alcool
Extraits littéralement recopiés à l’identique avec les sources citées au-dessus, afin d’informer sur le fléau de l’alcool et ses conséquences sur ceux qui en abusent.
Source National Géographie
Contrairement aux drogues dures, l’alcool est généralement considéré comme une méthode plus saine de déstresser et de vaincre ses inhibitions, explique Dhruti Patel, spécialiste en psychiatrie de l’addiction à l’école de médecine Miller de l’Université de Miami. « L’alcool est légal, accessible facilement et il n’est pas si tabou dans la société ; c’est pourquoi les femmes s’inquiètent moins lorsqu’elles boivent. »
Selon de nouvelles recherches, si les hommes sont toujours plus susceptibles de mourir d’une maladie liée à l’alcool que les femmes, l’écart tend désormais à se réduire, ces dernières consommant plus d’alcool que par le passé. Une enquête gouvernementale américaine a récemment révélé que 49 % des femmes avaient consommé de l’alcool dans les 30 derniers jours, contre 55 % chez les hommes. Plus marquant encore, les femmes dans la trentaine et la quarantaine boivent aujourd’hui plus que les hommes de la même tranche d’âge.
Malgré l’image légère que l’on donne souvent à l’alcool, le vin, la bière ou les cocktails représentent un danger important pour la santé, et ce quelle que soit la quantité. L’année dernière, la Fédération mondiale du cœur a remis en question l’idée largement répandue selon laquelle un verre de vin rouge par jour aurait des effets positifs pour notre santé. Selon l’organisation à but non lucratif, toute quantité d’alcool, qu’elle soit petite ou grande, entraîne une augmentation du risque de maladie cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et d’anévrismes.
Pour une quantité équivalente, les femmes sont par ailleurs plus sensibles aux effets négatifs de l’alcool que les hommes. En effet, selon les spécialistes, le corps des femmes possède davantage de tissu adipeux et moins d’eau que celui des hommes pour un poids similaire ; la concentration d’alcool dans le sang est ainsi plus élevée et durable. Les enzymes utilisées pour métaboliser l’alcool sont également moins nombreuses, et les fluctuations hormonales auraient une influence sur la rapidité à laquelle l’alcool se décompose dans l’organisme.
En outre, les femmes qui boivent de l’alcool développent davantage de problèmes médicaux que les hommes, et ce pour des niveaux d’alcool consommé bien plus faibles. Selon une analyse publiée en mars, chez les femmes, consommer plus de deux verres par jour augmenterait le risque de décès.
Bien que les hommes soient toujours plus nombreux à mourir à cause de la consommation d’alcool, l’étude parue dans JAMA Network Open indique que l’écart tend bel et bien à se réduire. Aux États-Unis, les décès liés à l’alcool chaque année sont restés relativement stables pour les deux sexes jusqu’en 2007, après quoi ils ont augmenté pour les deux. Ces chiffres ont grimpé en flèche à partir de 2018 ; les décès de femmes ont alors commencé à augmenter de 15 % par an, contre « seulement » 12,5 % pour les hommes.
Pourtant, pour Ibraheem Karaye, professeur adjoint de santé publique à l’Université Hofstra à Hempstead et coauteur de l’étude, cette constatation n’est pas inattendue. « Les études montrent que l’écart de consommation entre les sexes se réduit et que les complications augmentent chez les femmes. Il est donc logique d’observer ces différences dans les décès liés à l’alcool. » Cette forte augmentation pourrait aussi être attribuée en partie à la crise des opioïdes, car bien souvent, les personnes qui souffrent d’addiction abusent de plus d’une substance à la fois.
Les décès dus à l’alcool, tels que les insuffisances cardiaques ou hépatiques suite à une intoxication alcoolique, mais aussi les accidents de voiture, les chutes et les noyades après une consommation excessive d’alcool, peuvent être soudains. Cependant, selon Karaye, la plupart des décès sont la conséquence d’une consommation d’alcool à long terme, notamment sur le foie, le pancréas ou le cœur.
L’alcool peut augmenter le risque de cancer du sein de 9 %, et ce même quand la consommation se limite à un seul verre par jour (chaque verre supplémentaire aggravant le risque), mais aussi engendrer des perturbations du système immunitaire, qui peuvent accroître les infections et diminuer la cicatrisation des plaies et la guérison après une opération. Des liens ont également été faits avec les problèmes de fertilité et la ménopause précoce et, bien sûr, boire pendant la grossesse expose les enfants à naître à des risques de troubles physiques, mentaux et comportementaux.
Source Nations Unies, ONU Info, Rapport de l’OMS en 2018
« Beaucoup trop de gens, leurs familles et les communautés subissent les conséquences de l'usage nocif de l'alcool par la violence, les blessures, les problèmes de santé mentale et des maladies comme le cancer et accident vasculaire cérébral », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, le Directeur général de l’OMS, ajoutant qu'« il est temps intensifier les actions pour prévenir cette grave menace pour le développement de sociétés saines ».
Le Rapport 2018 de l’OMS sur la situation de l'alcool et de la santé révèle que de tous les décès attribuables à l'alcool, 28% ont été causés par des blessures (des accidents de la circulation, l'automutilation et la violence); 21% étaient dus à des troubles digestifs; le reste des décès étant causés par des maladies cardiovasculaires, des maladies infectieuses, des cancers, des troubles mentaux et d'autres problèmes de santé.
En dépit d'une diminution de la consommation épisodique et du nombre de décès liés à l'alcool depuis 2010, l'OMS souligne que les données relatives aux maladies et aux blessures causées par l'alcool restent « trop élevées », en particulier en Europe et dans les Amériques.
Actuellement, environ 2,3 milliards de personnes boivent une moyenne de 33 grammes d'alcool pur par jour, à peu près équivalent de deux verres (chacun de 150 ml) de vin, une grande bouteille 75 cl de bière ou deux verres (chacun de 40 ml) d’alcool.
L'Europe a la plus forte consommation par habitant - et la consommation mondiale devrait augmenter au cours de la prochaine décennie, en particulier en Asie du Sud-Est, dans le Pacifique occidental et dans les Amériques.
Les hommes principalement concernés
Le rapport montre qu'environ 237 millions d'hommes et 46 millions de femmes souffrent de troubles liés à la consommation d'alcool et que ces troubles sont plus fréquents dans les pays à revenu élevé. Les enquêtes dans le milieu scolaire indiquent que, dans de nombreux pays, la consommation d'alcool commence avant l'âge de 15 ans, avec de très petites différences entre les garçons et les filles.
« Tous les pays peuvent faire beaucoup plus pour réduire les coûts sanitaires et sociaux de la consommation nocive d'alcool », a déclaré le Dr Vladimir Poznyak, coordonnateur de l'unité de gestion de la toxicomanie de l'OMS.
« Les actions éprouvées et rentables comprennent l'augmentation des taxes sur les boissons alcoolisées, les interdictions ou les restrictions en matière de publicité de l'alcool, et la limitation de la disponibilité physique de l'alcool ».
Le rapport montre que, bien que presque tous les pays (95%) ont des taxes sur l'alcool, moins de la moitié d'entre eux utilisent d'autres stratégies liées aux prix telles que l'interdiction de vente à perte ou des escomptes de volume. En outre, bien que de nombreux pays interdisent la publicité à la télévision et à la radio, les restrictions sont rares en ce qui concerne la publicité sur Internet et les médias sociaux.
« Nous aimerions voir les États membres mettre en œuvre des solutions créatives qui sauveront des vies », a déclaré le Dr Tedros. « Nous devons faire davantage pour réduire la demande et atteindre l'objectif fixé par les gouvernements d'une réduction relative de la consommation d'alcool de 10% entre 2010 et 2025 », conformément à l'objectif 3.5 des Objectifs de développement durable (ODD).
L'OMS a souligné que la réduction de l'usage nocif de l'alcool contribuera également à atteindre plusieurs autres cibles des ODD liées à la santé, notamment la santé maternelle et infantile, les maladies infectieuses, les maladies non transmissibles, la santé mentale, les blessures et les empoisonnements.
Source Rapport 2018 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
Selon un rapport publié aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’abus d’alcool a entraîné en 2016 plus de trois millions de décès, soit un décès sur 20. Plus des trois quarts de ces décès concernaient des hommes. L’abus d’alcool représente plus de 5 % de la charge de morbidité au niveau mondial.
Le rapport de situation mondial de l’OMS sur l’alcool et la santé 2018 (Global status report on alcohol and health 2018) dresse un panorama complet de la consommation d’alcool et de la charge de morbidité attribuable à l’alcool dans le monde. Il présente également les mesures prises par les pays pour réduire cette charge.
«Beaucoup trop de personnes, ainsi que les membres de leur famille et de leur entourage subissent les conséquences de l’abus d’alcool, qui est à l’origine d’actes de violence, de traumatismes, de problèmes de santé mentale et de maladies telles que les cancers et les accidents vasculaires cérébraux», dit le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. «Il est temps d’agir plus fermement pour contrer cette grave menace pour le développement de sociétés saines», a-t-il ajouté
Parmi les décès attribuables à l’alcool, 28 % étaient dus à des traumatismes – consécutifs à des accidents de la circulation, auto-infligés ou provoqués par des actes de violence interpersonnelle; 21 % étaient dus à des pathologies digestives et 19 % étaient dus à des maladies cardiovasculaires, le reste des décès étant consécutifs à des maladies infectieuses, à des cancers, à des troubles mentaux ou à d’autres affections.
Malgré une évolution positive à l’échelle mondiale s’agissant de la prévalence de la consommation occasionnelle de fortes quantités d’alcool et du nombre de décès liés à l’alcool depuis 2010, la charge globale des maladies et des traumatismes causés par l’abus d’alcool atteint un niveau inacceptable, en particulier dans la Région européenne et dans la Région des Amériques.
On estime qu’au niveau mondial, 237 millions d’hommes et 46 millions de femmes souffrent de troubles liés à la consommation d’alcool. C’est dans la Région européenne et dans la Région des Amériques que les prévalences sont les plus élevées (14,8 % chez les hommes et 3,5 % chez les femmes et 11,5 % chez les hommes et 5,1 % chez les femmes, respectivement). Les troubles liés à la consommation d’alcool sont plus courants dans les pays à revenu élevé.
La consommation mondiale devrait augmenter au cours des 10 prochaines années
On estime que 2,3 milliards de personnes boivent de l’alcool actuellement. Dans trois Régions de l’OMS – les Amériques, l’Europe et le Pacifique occidental – plus de la moitié de la population consomme de l’alcool. C’est dans la Région européenne que la consommation par habitant est la plus élevée au monde, même si celle-ci a baissé de 10 % depuis 2010. Les tendances et les projections actuelles indiquent que la consommation mondiale d’alcool par habitant devrait augmenter au cours des 10 prochaines années, en particulier dans les Régions de l’Asie du Sud-Est, du Pacifique occidental et des Amériques.
Quelles sont les quantités d’alcool consommées ?
La consommation quotidienne moyenne d’un buveur est 33 grammes d’alcool pur par jour, ce qui équivaut approximativement à deux verres de vin (de 150 ml), à une grande bouteille de bière (de 750 ml) ou à deux verres de spiritueux (de 40 ml).
À l'échelle mondiale, plus du quart (27 %) des personnes âgées de 15 à 19 ans sont des consommateurs actuels. Les taux de consommation actuelle sont les plus élevés chez les personnes âgées de 15 à 19 ans en Europe (44 %), suivis des Amériques (38 %) et du Pacifique occidental (38 %). Les enquêtes en milieu scolaire indiquent que, dans de nombreux pays, la consommation d'alcool commence avant l'âge de 15 ans, et l’écart entre les garçons et les filles est très faible.
Dans le monde, les spiritueux représentent 45 % de la consommation totale d'alcool. La bière est la deuxième boisson alcoolisée en termes d'alcool pur consommé (34 %) suivie du vin (12 %). Dans le monde entier, seuls des changements mineurs ont été observés en matière de préférences pour les boissons alcoolisées depuis 2010. Les changements les plus importants ont été enregistrés en Europe, où la consommation de spiritueux a diminué de 3 % alors que celle de vin et de la bière a augmenté.
En revanche, plus de la moitié (57 %, soit 3,1 milliards de personnes) de la population mondiale âgée de 15 ans et plus s'était abstenue de toute consommation d'alcool au cours des 12 derniers mois.
Davantage de pays doivent prendre des mesures
«Tous les pays pourraient contribuer davantage à réduire les coûts sanitaires et sociaux de l’abus d’alcool», a déclaré le Dr Vladimir Poznyak, Coordonnateur de l'Unité Prise en charge de l'abus de substances psychoactives à l'OMS. «Parmi les mesures rentables et qui ont fait leurs preuves figurent notamment l'augmentation des taxes sur les boissons alcoolisées, les restrictions à la publicité en faveur de l'alcool ou son interdiction, et les restrictions à la disponibilité matérielle de boissons alcoolisées.»
La probabilité d’instauration de telles politiques est plus forte dans les pays à revenu élevé, ce qui soulève des problèmes liés à l'équité en santé mondiale et souligne la nécessité de soutenir davantage les pays à revenu faible ou intermédiaire.
La quasi-totalité des pays (95 %) appliquent des droits d'accises sur l'alcool, mais moins de la moitié d'entre eux ont recours à d'autres stratégies fondées sur le prix comme l'interdiction de la vente à perte ou des remises sur le volume d'achat. La majorité des pays imposent un type de restriction à la publicité pour la bière, les interdictions totales étant plus courantes pour la télévision et la radio, mais moins fréquentes pour Internet et les médias sociaux.
«Notre souhait est que les États Membres mettent en œuvre des solutions créatives qui permettront de sauver des vies, telles que l'imposition de taxes sur l'alcool et de restrictions en matière de publicité. Nous devons redoubler d'efforts pour réduire la demande et atteindre l'objectif fixé par les gouvernements consistant à réduire de 10 % la consommation d'alcool dans le monde entre 2010 et 2025», a ajouté le Dr Tedros.
La réduction de l’abus d’alcool contribuera à la réalisation d'un certain nombre de cibles des objectifs de développement durable (ODD) liées à la santé, notamment en ce qui concerne la santé de la mère et de l'enfant, les maladies infectieuses, les maladies non transmissibles, la santé mentale, les traumatismes et les intoxications.
Source Santé Publique France rapport 2017
Chiffres clés sur la consommation d’alcool en France métropolitaine
Les plus fortes baisses de consommation quotidienne d’alcool
Entre 2000 et 2017, les plus fortes baisses de la consommation quotidienne d’alcool ont été observées en Occitanie (-15,6 points, 13,4 % en 2017 contre 29,0 % en 2000), en Nouvelle Aquitaine (-14,6 points, 12,9 % contre 27,5 %), en Ile-de-France (-13,8 points, 6,1 % contre 19,9 %), Pays de la Loire (-13 points, 8,2 % contre 21,2 %).
La consommation hebdomadaire d’alcool chez les 18-30 ans
La consommation hebdomadaire d’alcool chez les 18-30 ans s’élève à 32,5 % pour la France métropolitaine et varie entre 23,2 % et 43,5 % suivant la région. Elle est significativement moindre dans les Hauts de France (23,2%) et plus élevée dans 4 régions : Bretagne (43,5 %), Pays de Loire (40,7 %), Martinique (47,7 %) et Guyane (43,4%).
Les alcoolisations ponctuelles importantes mensuelles (API)
Les API (6 verres ou plus en une seule occasion) mensuelles varient selon les régions de France métropolitaine de 13,9 % en Île-de-France à 20,5 % en Bretagne et la moyenne de la France métropolitaine était de 16,2 %. Seule l’Île-de-France (13,9 %) affichait une prévalence significativement plus faible par rapport à la moyenne des autres régions, tandis que la Bretagne présentait une prévalence significativement plus élevée (20,5 %). Les prévalences en Guadeloupe (10,5 %), à La Réunion (11,9 %) et en Guyane (13,0 %) étaient significativement plus faibles que la moyenne de France métropolitaine.
Les régions métropolitaines ayant connu les plus fortes augmentations concernant les API mensuelles sont la Bretagne (+3,4 points, passage de 16,9 % en 2005 à 20,3 % en 2017), Auvergne-Rhône-Alpes (+2,4 points, passage de 14,9% en 2005 à 17,3 % en 2017), la Normandie (+2,1 pts, passage de 13,9 % en 2005 à 16 % en 2017), l’Ile-de-France (+1,7 points, passage de 12,7 % en 2005 à 14,4 % en 2017) et PACA (+1 point, passage de 14,2 % en 2005 à 15,8 % en 2017).
Ces données confirment les tendances observées en Europe. Même si les pays européens conservent des caractéristiques culturelles spécifiques, en termes de préférences de consommation comme de pratiques d’alcoolisation (un modèle latin d’usage régulier d’alcool opposé à un modèle nordique et anglo-saxon de consommations moins fréquentes mais plus importantes), les comportements tendent à s’uniformiser depuis quelques décennies en population générale comme parmi les adolescents. Ainsi, en France, on note une consommation régulière plus faible et une augmentation des consommations ponctuelles importantes.
Vin, bière ou alcools forts : quelles sont les préférences régionales ?
La consommation hebdomadaire varie considérablement suivant les régions en fonction du type d’alcool (vin, bière, alcools forts, autres types d’alcool). Le nord et l’est de la métropole sont davantage concernés par la consommation de bière, le sud par la consommation de vin, l’ouest par les alcools forts et les autres types d’alcool.
Passages aux urgences directement liés à l’alcool : l’effet à court terme de l’alcool mesuré pour la première fois
En moyenne quotidienne, et suivant les régions, le nombre de passages aux urgences en lien direct avec l’alcool sont :
pour les hommes : entre 1,2% et 3,1% (sauf Mayotte : 0,2% et La Réunion : 7,3%).
pour les femmes : entre 0,3% et 1,4% (à l’exception de Mayotte).
Tous sexes confondus, les personnes âgées de 45-60 ans sont davantage concernées par ces passages aux urgences liés à l’alcool. Il s’agit en majorité d’intoxications éthyliques aiguës.
Lutter contre les dommages de l’alcool: l’action de Santé publique France
La consommation d’alcool est un fort enjeu de santé publique et fait partie des trois premières causes de mortalité évitable avec 41 000 décès en 2015. L’alcool constitue donc l’un des axes forts de notre programme.
Santé publique France produit à la fois des données d’observation et de surveillance, et des actions nationales de prévention adaptées aux différents publics. Son programme Alcool répond à l’objectif de réduire la morbi-mortalité associée à la consommation d’alcool en France.
L'alcool c'est maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours
En 2017, le travail d’expertise scientifique mené par Santé publique France et l’Institut National du Cancer a permis d’élaborer de nouveaux repères de consommation à moindre risque : si l’on consomme de l’alcool, maximum 10 verres par semaine, maximum 2 verres par jour, et des jours dans la semaine sans consommation.
Ces repères permettent désormais aux Français de faire le choix éclairé d'une consommation à moindre risque pour leur santé, sachant que les risques pour la santé d’une consommation d’alcool existent dès le premier verre.
Une importante campagne d’information a été diffusée en mars et en avril dernier pour faire connaître ces repères aux Français et expliquer leur raison : « Pour votre santé, l’alcool c’est maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours ». Cette campagne sera rediffusée en 2020.
Des actions spécifiques auprès de publics différents
Santé publique France mène par ailleurs des actions spécifiques auprès des femmes enceintes et des jeunes :
Depuis 2015, Santé publique France se mobilise chaque année en septembre autour de la consommation d’alcool pendant la grossesse afin de faire comprendre et intégrer par les femmes et leur entourage le message de santé publique « Par précaution : zéro alcool pendant la grossesse ».
Des campagnes de sensibilisation notamment sur les réseaux sociaux sont menées vers les jeunes, particulièrement touchés par le « phénomène du binge-drinking ». La dernière campagne « Amis aussi la nuit », menée en septembre 2019, visait à renforcer les comportements protecteurs entre pairs.
Pour tous, un dispositif d’aide à distance : alcool info service
Ce dispositif d’aide à distance offre aux personnes concernées comme à leur entourage un espace d’écoute confidentiel à travers une ligne téléphonique 0 980 980 930 et un chat animé par des professionnels qualifiés. Le site met à la disposition du public de nombreuses informations, des outils, comme l’alcoomètre permettant d’évaluer sa consommation d’alcool et un annuaire national des structures spécialisées en addictologie. Le site dispose également d’un espace réservé aux jeunes et un autre destiné aux professionnels de santé.
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RAPPEL A TITRE INFORMATIF ET PAR SOUCI D'INTÉGRITÉ TOUTES LES SOURCES DE CE DERNIER CHAPITRE SONT CITÉES.
Date de dernière mise à jour : 2026-03-28
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